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Le président du Comité sur la protection de l’environnement, Scott Moffatt
Le président du Comité sur la protection de l’environnement, Scott Moffatt

Gaz à effet de serre: des progrès et beaucoup de travail pour Ottawa

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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La Ville d’Ottawa a diminué ses émissions de gaz à effet de serre de 34% depuis 2012, mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir à ce chapitre afin qu’elle atteigne les cibles de son Plan directeur sur les changements climatiques.

Dans l’ensemble, les émissions de GES ont diminué de 12% durant la même période sur le territoire de la municipalité. La majorité de ses réductions est attribuable au programme du gouvernement ontarien pour éliminer sa production d’énergie au charbon, expliquait la directrice de l’équipe des changements climatiques de la Ville, Andrea Flowers, cette semaine au Comité sur la protection de l’environnement.

En ce qui concerne les émissions produites par la Ville d’Ottawa, la diminution de 34% est principalement due aux gains d’efficience à l’installation de gestion des déchets du chemin Trail et au remplacement d’autobus à essence par le train léger électrique, selon Mme Flowers.

La Ville d’Ottawa est toutefois loin de la coupe aux lèvres, elle qui s’est fixé l’objectif en janvier dernier d’éliminer toutes les émissions de GES sur son territoire d’ici 2050.

La tâche s’annonce ardue pour les 30 prochaines années. En ce moment, la Ville prévoit qu’un peu plus de 1% des émissions ne pourront être éliminées avant 2050.

«Ce sont des choses très difficiles à réduire, pour lesquelles il n’y a pas de vraie solution jusqu’à maintenant», explique Mike Fletcher, chargé de projet en gestion de l’énergie.

«Je crois que le plan dans son ensemble comprend certaines suppositions, ajoute le président du Comité sur la protection de l’environnement, Scott Moffatt. Je pense qu’il s’agit d’un document fluide qui est appelé à changer au fil des années. […] C’est un plan qui met la table pour les 30 prochaines années. Nous ne pouvons savoir exactement où nous serons dans 30 ans.»


« On veut prendre tous les bénéfices observés en 2020 et faire en sorte que ça se traduise dans nos plans à long terme, mais c’est plus facile à dire qu’à faire »
Scott Moffatt

2020, l’anomalie?

Le président du Comité, Scott Moffatt, note que les nouvelles habitudes adoptées durant la pandémie pourraient aider la Ville d’Ottawa à atteindre ses objectifs de réduction d’émissions de GES.

«En tant que conseiller, j’ai souvent parlé de l’élargissement de la promenade Prince of Wales. J’étais un des principaux défenseurs de ce projet il y a 10 ans. Je regarde ça aujourd’hui et je me demande si c’est vraiment nécessaire. Peut-on utiliser les fonds prévus pour ce projet et investir dans notre réseau de transport en commun?», affirme M. Moffatt à titre d’exemple.

Ce dernier ajoute que plusieurs travailleurs qui n’ont pas eu à se retrouver dans le trafic tous les jours depuis mars souhaitent probablement continuer de l’éviter.

« On veut prendre tous les bénéfices observés en 2020 et faire en sorte que ça se traduise dans nos plans à long terme, mais c’est plus facile à dire qu’à faire», soutient Scott Moffatt.