Le Réseau d’Ottawa pour des hôpitaux sans fumée travaille depuis plus d’un an à informer les gens au sujet de cette loi qui s’appliquera aux 10 campus hospitaliers de la ville.

Exit la fumée près des hôpitaux d'Ottawa

Dans moins de trois semaines, fini les zones fumeurs aux abords de tous les hôpitaux d’Ottawa, alors qu’entrera en vigueur la Loi favorisant un Ontario sans fumée.

Dès le 1er janvier, il sera désormais interdit de fumer sur l’ensemble des terrains des établissements. Pour griller une cigarette ou encore vapoter, autant les patients, les employés que les visiteurs des hôpitaux seront donc contraints de se rendre à l’extérieur de la délimitation de la propriété des hôpitaux, par exemple sur les trottoirs. Mais encore là, le trottoir en question devra se trouver à plus de neuf mètres de l’établissement, comme le stipule la réglementation actuelle.

Les contrevenants s’exposeront à des amendes surpassant 300 $. 

Le Réseau d’Ottawa pour des hôpitaux sans fumée travaille depuis plus d’un an à informer les gens au sujet de cette loi qui s’appliquera aux 10 campus hospitaliers de la ville.

« On a travaillé très fort à informer les principaux acteurs du milieu et les patients, entre autres avec des campagnes de sensibilisation. L’année 2017 en était une de transition. Je crois que la majorité des gens sont à l’affût de ce qui va se passer dès janvier, ce ne sera pas une grande surprise. La loi sera claire, il sera interdit de fumer qu’à l’intérieur des lignes des propriétés. Ce sera bien affiché », de dire la directrice du service environnemental et des mesures d’urgence à Soins continus Bruyère, Christine Carrière. 

Elle affirme d’ailleurs d’ores et déjà sentir un vent de changement, bon nombre de gens semblant respecter la loi qui n’est toujours pas en vigueur. À son avis, une telle législation allait en quelque sorte de soi.

« Nous sommes des milieux de santé. On a un rôle à jouer dans la société, dont celui évidemment de s’engager à promouvoir la santé. On sait que le tabac est l’une des causes majeures de maladies et de décès », affirme Mme Carrière.

Elle souligne que pour ceux qui le désiraient, des thérapies de remplacement de la nicotine ou des services de conseils pour l’abandon du tabac étaient offerts. 

Une telle loi est en vigueur dans d’autres provinces dont la Colombie-Britannique et le Nouveau-Brunswick.

En 2016, selon Statistique Canada, le taux de tabagisme s’élevait à 17 %. Le groupe d’âge comptant la plus forte proportion de fumeurs est celui des 20 à 34 ans.