Des chauffeurs de taxi d'Ottawa se sont rassembles devant l'hotel de ville pour protester contre les services UBERMoussa Fawaz, chauffeur pour Capital Taxi est tres en colere15/09/15 Photo : Simon Séguin-Bertrand

Entente de principe pour les chauffeurs de taxi Capital

Alors que la lutte pour de meilleures conditions de travail persiste pour les chauffeurs de taxi affectés à l'aéroport d'Ottawa, leurs homologues urbains travaillant sous la bannière Capital Taxi ont conclu une entente de principe avec leur employeur, Coventry Connections.
Les 305 syndiqués doivent ratifier l'entente au cours du week-end.
Rencontré à la fin août alors que le conflit de travail venait d'éclater, le président du syndicat des chauffeurs Capital, George Chamoun, s'inquiétait de la durée du pacte. «En raison de l'instabilité de l'industrie du taxi, notamment la réforme de la réglementation régissant leur travail bientôt entamée par la ville d'Ottawa, nous ne savons pas à quoi nous attendre. Nous préférons donc un pacte d'un an», avait-il souligné au Droit.
Le nouveau pacte proposé serait d'une durée de trois ans, mais des clauses permettraient de réduire certains frais pour les chauffeurs si jamais la compagnie de covoiturage commercial Uber continuait à trop ronger leurs profits.
La durée des vacances ainsi que les coûts mensuels inhérents à leur travail étaient également source d'inquiétude.
La semaine dernière, environ deux tiers des chauffeurs de Capital avaient rejeté l'offre patronale. Il était alors proposé de réduire les tarifs du répartiteur de 459$ à 425$ par mois ainsi que de réduire les frais de location d'une plaque de taxi de 30$. Les frais administratifs pour l'utilisation d'une carte de crédit avaient aussi été diminués.
Cette entente ne change rien au conflit opposant Coventry Connections aux quelque 275 chauffeurs de taxi desservant l'aéroport, qui sont en lock-out depuis près de six semaines.