Élargissement de la 174/17: les dirigeants d'Ottawa et Prescott Russell font la paix

Pour une deuxième fois en moins d'une semaine, c'est un proche de l'administration Jim Watson et non le maire d'Ottawa qui a tenté de clarifier la position de la Ville dans le dossier de l'élargissement de la route 174/17.
« M. Watson, de même que le conseil municipal, estime que l'élargissement de la route 174 doit se faire de concert avec l'expansion du train léger vers l'est », a insisté hier Serge Arpin, chef de cabinet du premier magistrat.
Le prolongement du train léger vers la Place d'Orléans, prévu d'ici 2023, une priorité à Ottawa en matière de transport, n'exclut pas toutefois la réalisation du projet routier, s'est-il empressé d'ajouter. « Il faut planifier l'expansion de la 174. »
Pour ce faire, la Ville dit attendre les résultats d'une étude environnementale de cinq millions de dollars, prévus dans environ deux ans, afin de mieux planifier l'élargissement potentiel de la route 174/17 vers Clarence-Rockland, dans l'Est ontarien.
« L'étude environnementale est primordiale afin de permettre d'établir les coûts et le tracé, bien que la Ville d'Ottawa et les municipalités de Prescott-Russell privilégient cette option », a expliqué M. Arpin.
Or, l'absence de toute mention de l'élargissement de la route 174 dans le Plan directeur du transport de la Ville d'Ottawa - un canevas des projets pour les prochaines 20 années, adopté en décembre dernier par les élus de la capitale nationale - a fait pester la semaine dernière les maires de l'Est ontarien et la direction des Comtés unis de Prescott-Russell. Ces derniers ont remis en question la volonté des élus d'Ottawa à réaliser le projet en raison de la durée de vie de l'étude environnementale, fixée à 10 ans.
« C'est décourageant de voir que nous n'avons pas le soutien de la Ville d'Ottawa dans ce dossier. On nous dit que d'ici 2031, rien n'est prévu pour ce projet », avait lancé mercredi dernier le maire de Clarence-Rockland, Marcel Guibord, lors d'une réunion du gouvernement régional.
À l'époque, alors que le maire Watson n'était « pas disponible pour une entrevue ». C'est son attaché de presse, Ryan Kennery, qui avait fait savoir au Droit que « le travail en cours pour l'évaluation environnementale n'était pas perdu ».
Hier, M. Arpin a calmé le jeu davantage en offrant une explication plus détaillée.
« On met beaucoup trop d'accent sur ce document de planification. Le Plan directeur rassemble les projets déjà financés », a-t-il souligné.
Deux projets importants
Le chef de cabinet du maire a évoqué aussi la réalisation de deux projets importants sur l'autoroute 417 pour faciliter l'élargissement de la 174/17 : le réaménagement de la sortie St-Laurent et l'ajout d'une voie supplémentaire dans chaque direction entre la rue Nicholas et la jonction avec la route 174.
« Ce sont deux projets réalisés pendant ce mandat », a-t-il dit fièrement.
La sortie des dirigeants de l'Est ontarien, la semaine dernière, a visiblement irrité leurs pairs à Ottawa. Hier matin, des représentants des deux groupes se sont rencontrés à l'hôtel de ville pour éviter d'autres débordements dans les médias. « Nous avons eu un très bon échange avec les gens de Prescott-Russell et nous avons revisité les éléments de base. Tout le monde est sur la même page. Nous avons une collaboration de très haut niveau », a conclu M. Arpin.
Des membres de la délégation de Prescott-Russell ont abordé dans le même sens à leur sortie de la réunion.