Pour les dirigeants d’OC Transpo, «quand on compare, on se console» n’est probablement donc pas le dicton approprié lorsqu’il est question du lancement de l’O-Train.

Difficultés du train léger: «c’est normal, mais on ne l’accepte pas»

Les dirigeants d’OC Transpo sont déjà familiers avec les lancements difficiles de systèmes de transport sur rail soulevés par Le Droit. Ils les ont étudiés et sont en communication avec les dirigeants de plusieurs de ces systèmes depuis quelques mois déjà pour se préparer aux débuts de la Ligne de la Confédération.

«Ça nous rappelle que c’est normal qu’il y ait des problèmes avec notre service de temps en temps, mais on ne l’accepte pas. On veut l’améliorer et on a déjà fait des changements», affirme le directeur des opérations sur rail d’OC Transpo, Michael Morgan.

«Il y a des leçons qu’on peut tirer de ce qui est arrivé aux autres agences de transport. Quand on vit un problème, ce n’est pas un soulagement de savoir qu’ils en ont eu ailleurs, mais ça nous donne de la confiance de savoir qu’on peut leur parler pour avoir une meilleure idée de ce qu’on peut faire pour s’améliorer», ajoute le directeur général adjoint d’OC Transpo, Troy Charter.

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Surmonter une mauvaise première impression

Autres retards pour le train léger d’Ottawa vendredi

Pour les dirigeants d’OC Transpo, «quand on compare, on se console» n’est probablement donc pas le dicton approprié lorsqu’il est question du lancement de l’O-Train. Leur message se résumerait plutôt avec le suivant : «Rome ne s’est pas bâti en un jour».

M. Morgan donne un exemple de l’impact que le temps peut avoir sur le fonctionnement d’un système comme celui de l’O-Train : la ligne Trillium. «Il n’y a plus de problème, trois-quatre ans après le lancement», lance le directeur des opérations sur rail.

«C’est un bon système, mais il est nouveau, insiste M. Charter. Il y a eu des défis, mais nous continuons de travailler pour nous améliorer.»

Les enjeux avec les portes qui ont causé des retards deux jours consécutifs durant la première semaine du service intégré d’OC Transpo sont chose du passé, pour l’instant du moins. Les passagers semblent avoir compris le message : il ne faut pas ouvrir les portes de force. Des trains ont été immobilisés à quelques reprises au courant de la dernière semaine, mais les portes ne sont pas la cause de ces retards.

Il reste toutefois du travail à réaliser pour s’assurer que ça ne se reproduise plus. OC Transpo est en communication avec Alstom — l’entreprise qui a conçu les trains — pour trouver les réparations à apporter aux portes.

«On veut assurer la sécurité de nos passagers, mais est-ce que les portes sont trop sensibles ?», explique le directeur général adjoint d’OC Transpo.

Des premiers correctifs ont déjà été apportés pour limiter les bris. Le temps d’ouverture des portes a été augmenté aux stations les plus achalandées durant les heures de pointe pour s’assurer que tous les passagers aient eu la chance d’embarquer et de débarquer.