Depuis le début de la semaine, RTM garde plusieurs trains au garage, une situation anormale qui irrite le conseil municipal et surtout les usagers du transport en commun.

Des roues «aplaties» ont ralenti l'O-Train cette semaine

L’usure plus rapide que prévu des roues de l’O-Train est en grande partie responsable de l’indisponibilité d’un important nombre de trains sur la Ligne de la Confédération cette semaine.

Depuis lundi, Rideau Transit Maintenance (RTM) doit garder un nombre de trains plus élevé qu’à la normale au garage. L’entreprise responsable de l’entretien du système n’a pas été en mesure de fournir, en même temps, les 13 trains nécessaires pour offrir le plein service durant les heures de pointe sur la Ligne de la Confédération.

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En plus des réparations nécessaires au train immobilisé à la station Saint-Laurent jeudi après l’affaissement d’une caténaire aérienne, l’usure des roues sur un nombre important de trains a été identifiée par les dirigeants d’OC Transpo comme étant la cause de l’indisponibilité d’un nombre important de trains. Des «roues aplaties», a illustré le directeur général adjoint du transporteur, Troy Charter.

Selon le président de RTM, Peter Lauch, cette usure survient sur les trains en tous genres généralement après des freinages brusques. Sur l’O-Train, ces freinages peuvent survenir être causés par un ensemble de facteurs, poursuit le dirigeant de la firme responsable de l’entretien de l’O-Train.

Le directeur de projet pour RTM, Matthew Slade, a toutefois concédé devant la Commission du transport en commun que ce problème survient «plus souvent qu’il ne l’anticipait». Il a ajouté que la cause de ce nombre anormalement élevé de «roues aplaties» est toujours inconnue pour le moment.


« Si vous croyez que nous n’en avons pas fait assez pour régler ces problèmes, déposez une motion à la prochaine réunion du conseil municipal pour demander que je sois renvoyé »
Steve Kanellakos, directeur général de la Ville d'Ottawa

Pendant plusieurs heures, les membres de la Commission du transport en commun et les conseillers municipaux qui assistaient à la réunion ont cuisiné les hauts dirigeants d’OC Transpo et de RTM sur les principaux problèmes de l’O-Train, soit les ordinateurs de bord, le système d’aiguillage et les défaillances de l’alimentation en électricité des trains.

Pour la plupart de ces enjeux récurrents, la cause exacte n’a toujours pas été identifiée. Le directeur général d’OC Transpo, John Manconi a toutefois annoncé que RTM a retenu les services de la firme britannique JBA Corporation pour réaliser une analyse complète du système. Il espère que ce regard externe permettra finalement d’obtenir des réponses à ces questions en suspens depuis quelques mois.

Débats évités

Les débats les plus houleux auxquels on pouvait s’attendre avant cette réunion extraordinaire ont été évacués. La demande du conseiller Shawn Menard d’évaluer la possibilité de résilier le contrat d’entretien de l’O-Train n’a pas fait l’objet de discussions puisque toutes les questions qui touchent les contrats relèvent du Comité des finances et du développement économique.

Lors d’une entrevue avec CBC Ottawa, la représentante du public à la Commission Leah Williams avait indiqué qu’elle comptait réclamer la démission de M. Manconi.

Sans nommer Mme Williams, le directeur général de la Ville d’Ottawa, Steve Kanellakos, a pris la parole pour défendre les hauts dirigeants de la municipalité et indiquer que les embauches chez OC Transpo ne relèvent pas de la Commission du transport en commun.

«Si vous croyez que nous n’en avons pas fait assez pour régler ces problèmes, déposez une motion à la prochaine réunion du conseil municipal pour demander que je sois renvoyé, a affirmé M. Kanellakos, soulignant qu’il occupe le seul poste dont l’embauche relève des élus. Si vous cherchez quelqu’un à blâmer, ultimement, c’est moi qui suis imputable.»