Une murale peinte sur l'avenue Sterling à Ottawa.

Des murales pour égayer les quartiers

Les murales sur les édifices pourraient être plus nombreuses aux quatre coins de la ville. Le maire d’Ottawa Jim Watson a demandé au personnel municipal d’examiner la réglementation.

« Je pense que c’est une bonne idée pour la communauté. C’est la raison pour laquelle j’ai donné la direction au personnel de trouver des solutions justes et équitables pour les quartiers et les artistes », affirme M. Watson.

Les élus ont approuvé une exemption au règlement régissant les enseignes permanentes sur des propriétés privées pour autoriser la murale peinte sur la façade de l’immeuble, situé au 118 avenue Stirling.  

Le maire et le conseiller du quartier, Jeff Leiper, ont présenté la motion après avoir été informés que le service des règlements municipaux a demandé au propriétaire d’effacer la murale sous prétexte que la réglementation n’était pas respectée.

Les élus ont profité de l’occasion pour demander au personnel de revoir la réglementation afin d’autoriser les murales en plus grand nombre. Toutefois, ces dernières ne pourront pas être de nature commerciale.

« Je suis très content aujourd’hui que nous ayons donné la permission de façon rétroactive pour que cette murale ne soit pas effacée. Il y a toujours du soutien de la communauté pour les arts. C’est joli, c’est vivant », affirme le conseiller du quartier Kitchissippi. 

Son confrère du quartier Capitale, David Chernushenko, ajoute que les murales sur les édifices deviennent des attractions. De plus en plus d’immeubles commerciaux arborent des couleurs et des dessins dans le Glebe et dans Ottawa Sud, souligne-t-il.

« Il faut trouver un juste milieu, croit le maire Watson. Nous ne voulons pas que ce soit trop bureaucratique, mais il faut aussi prendre en considération les quartiers et les gens qui y vivent. »

M. Watson donne en exemple la municipalité de Vankleek Hill dans l’Est ontarien où les touristes sont nombreux à visiter les lieux pour observer les différentes murales sur les immeubles.

Maison Magee et triplex dans Westboro

Les élus ont siégé pour une dernière fois, mercredi, avant les élections municipales du 22 octobre.

Le conseil a approuvé, entre autres, la demande de démolition de la maison Magee. L’édifice de la rue Wellington pourra être démoli d’ici la mi-novembre. Rappelons que l’immeuble historique s’est partiellement effondré en juillet dernier. Certaines des pierres originales devront être protégées, entreposées et intégrées à tout autre projet d’aménagement qui aura lieu sur ce terrain. Un panneau commémoratif sera installé.

Le conseil a également approuvé un règlement de restriction provisoire pour interdire la construction de nouveaux triplex dans un secteur de Westboro. Le conseiller du quartier, Jeff Leiper, en a fait la demande. Le personnel municipal devra évaluer si ce type de propriété est approprié pour le secteur délimité par les avenues Golden, Byron, Tweedsmuir et Dovercourt.

« Les citoyens m’ont demandé qu’on mette une pause sur ce type de développement. J’ai réussi à obtenir le soutien de mes collègues pour faire une étude », explique M. Leiper qui admet que l’image de ce secteur est en transformation. Les maisons unifamiliales font de plus en plus place aux jumelés.

« Le quartier est vraiment en train de changer d’une façon très significative, confie-t-il. On comprend que c’est la politique de la Ville et de la province de faire de la densification, mais il y a une différence entre un semi-détaché et un triplex. »  

Les conclusions de l’étude sont attendues d’ici six à huit mois.