La Ville d'Ottawa ne possède actuellement qu'un seul camion traceur pour les travaux de marquage.

Des millions $ pour le marquage des routes à Ottawa

Confrontée aux caprices de la météo et à la croissance démographique sur son territoire, la Ville d’Ottawa s’apprête à apporter d’importantes améliorations à son Programme annuel de marquage de la chaussée, par exemple en procédant à l’achat d’un camion traceur pour la somme de 1,1 million $.

La capitale ne possède actuellement qu’un seul véhicule de ce type pour les travaux de marquage, qui s’étendent habituellement de la fin mai au début novembre. Or, cela occasionne «une pression croissante sur les ressources et la capacité à mener à bien le travail annuel», constate l’administration municipale dans un document présenté mercredi au Comité des transports.

«Dans les cas où ce véhicule nécessite de l’entretien, la capacité du personnel à effectuer les travaux de marquage est compromise. De plus, s’appuyer sur un seul camion ne permet pas toujours au personnel de rattraper adéquatement le retard et des quarts de travail sont perdus à cause de la pluie. En 2017, par exemple, 25 quarts de travail sur 70 ont été perdus», dit-on.

Avant l’entrée en vigueur d’une loi fédérale en 2012 exigeant que les peintures de marquage de la chaussée soient à faible teneur en composés organiques volatils (COV), la Ville utilisait une peinture à base de solvant (huile) pour marquer ses routes. Après avoir testé une peinture à l’eau qui ne pouvait être appliquée que lors de températures chaudes et de faible humidité, rétrécissant ainsi la période de marquage, la capitale a recours depuis six ans à une peinture à base de solvant (acétone) à faible teneur en COV.

Alors que le budget consacré à ce programme s’élève à près de trois millions $, les fonctionnaires de la Direction générale des transports recommandent qu’un montant supplémentaire de 3,3 millions $ soit injecté. Cette enveloppe servirait à couvrir les coûts des matériaux, les coûts d’exploitation de la flotte et les salaires. On croit que l’équivalent de cinq postes à temps plein devront être créés, le cas échéant.

La politique de la Ville prévoit le traçage de marques sur la chaussée une fois par année. Les barres d’arrêt et les passages piétonniers aux intersections signalisées sont les seules exceptions à la règle.

La Ville gère le marquage de la chaussée sur un réseau routier de 5500 kilomètres. Depuis 1988, il s’est ajouté près de 2 100 kilomètres au réseau routier.