Plusieurs milliers de manifestantes et manifestants ont pris la rue samedi à Ottawa pour faire entendre leur voix et protester contre «toutes les formes d’oppression et de discrimination à Ottawa, au Canada et dans le monde».
Plusieurs milliers de manifestantes et manifestants ont pris la rue samedi à Ottawa pour faire entendre leur voix et protester contre «toutes les formes d’oppression et de discrimination à Ottawa, au Canada et dans le monde».

Des milliers de personnes pour la 4e Marche des femmes d’Ottawa [PHOTOS]

Plusieurs milliers de manifestantes et manifestants ont pris la rue samedi à Ottawa pour faire entendre leur voix et protester contre «toutes les formes d’oppression et de discrimination à Ottawa, au Canada et dans le monde».

La 4e Marche des femmes d’Ottawa s’est déroulée samedi dans les rues de la capitale fédérale. Le rassemblement a débuté aux environs de 10 h sur la colline du Parlement.

Les manifestantes et manifestants se sont ensuite déplacés vers l’hôtel de ville d’Ottawa pour poursuivre leur protestation et partager leurs messages avec les élus municipaux.

Une fois à l’hôtel de ville, le rassemblement a pris d’assaut la Place Jean Pigott pour y tenir des ateliers de discussion et des discours de militantes locales.

La Marche des femmes d’Ottawa s’inscrit dans le cadre des activités entourant la Journée internationale des droits des femmes qui a lieu dimanche.

Le but de la marche était de continuer de «lutter contre toutes les formes de discrimination systémique, de parti pris et d’oppression».

La 4e Marche des femmes d’Ottawa s’est déroulée samedi dans les rues de la capitale fédérale.

Plus de femmes en politique

L’un des grands enjeux soulevés lors de la manifestation est la place des femmes en politique.

La ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, a prononcé un discours devant les milliers de personnes réunies sur la colline parlementaire, quelques minutes avant le lancement de la Marche.

Mme McKenna a notamment invité les femmes à davantage se présenter en politique, et ce, à tous les paliers de gouvernement.

«Je marche aujourd’hui parce qu’on a besoin de plus de femmes qui se présentent et qui gagnent leurs élections. Cela inclut aussi les femmes autochtones et les femmes de couleur.»

La députée libérale, qui représente le comté fédéral d’Ottawa-Centre, a dénoncé le manque de femme à la chefferie des provinces. Notons qu’une seule femme siège à la tête d’une province ou d’un territoire canadien. Il s’agit de la première ministre des Territoires du Nord-Ouest, Caroline Cochrane.

Mme McKenna s’est aussi tournée vers les élus municipaux ottaviens soulignant que «moins de 30 % de femmes» siègent au conseil de la capitale fédérale.

Plusieurs manifestants ont dénoncé la présence du conseiller Rick Chiarelli à la table du conseil.

Assaut contre Chiarelli

Par ailleurs, plusieurs manifestants ont profité de leur passage à l’hôtel de ville pour dénoncer la présence du conseiller Rick Chiarelli à la table du conseil.

Le conseiller du quartier Collège fait face à de nombreuses accusations de conduite inappropriée envers des femmes. Il fait présentement l’objet d’une enquête du commissaire à l’intégrité de la Ville d’Ottawa pour plusieurs accusations de harcèlement au travail.

M. Chiarelli nie catégoriquement les allégations auxquelles il fait face.

Le maire Watson a réitéré samedi que la ville «prend au sérieux» les allégations à l’endroit du conseiller Chiarelli et que cette affaire devrait connaître son dénouement «dans les prochains mois».

Les manifestants ont lancé une pétition, il y a trois mois, demandant au conseiller de répondre directement aux allégations ou de démissionner de son poste. Ils exhortent également la Ville à rédiger de meilleures directives pour les interactions en milieu de travail.

Les manifestants ont continué samedi à faire la promotion de la pétition intitulée #RickResign. Jusqu’à présent 1970 personnes y ont apposé leur signature.