La Ville d’Ottawa a augmenté le budget de la Commission des services policiers, mais cette hausse ne fait pas l’unanimité. Certains conseillers croient que plus d’effort devrait être mis sur la prévention du crime.

Des élus veulent se pencher sur la prévention du crime

La Ville d’Ottawa devrait être plus proactive dans son approche pour lutter contre le crime, croient certains élus.

Le conseil municipal a approuvé mercredi l’augmentation de 600 000 $ du budget de la Commission de services policiers pour permettre l’embauche de dix nouveaux agents d’ici la fin de l’année 2018.

Certains conseillers ont soulevé des inquiétudes dans la façon dont la prévention du crime est abordée.

Keith Egli croit qu’une discussion sur l’attribution des fonds s’impose d’ici le prochain budget.

« Je ne pense pas que l’ajout de dix agents soit la réponse intégrale. Je pense qu’on doit élargir notre point de vue pour voir ce qu’on pourrait faire de plus pour répondre au problème. Il faut plus de policiers, mais pas seulement pour les armes à feu et les gangs de rue. Je pense qu’il en faut dans les écoles pour faire de l’éducation », croit le conseiller du quartier Knoxdale-Merivale.

Son collègue Mathieu Fleury aurait aimé que le conseil puisse décider d’assigner les nouveaux agents à des tâches dans la communauté.

« Je n’ai pas de problème à ce qu’on ajoute dix policiers, mais j’aimerais qu’on soit plus proactif pour assurer un élément de visibilité et de connexion avec la communauté, soutient-il. Je ne sais pas si ça relève de nous, mais je pense qu’on devrait assigner ces agents dans la communauté. »

Le maire Jim Watson précise que la décision ne revient pas au conseil puisque la demande du service de police concerne spécifiquement la lutte contre la violence armée et les gangs de rue.

Le gouvernement fédéral a annoncé l’an dernier qu’il investirait 327,6 millions $ sur cinq ans en plus de 100 millions $ par année pour soutenir les initiatives visant à réduire les crimes commis à l’aide d’une arme à feu et les activités des gangs de rue.

Les fonds seront disponibles seulement au cours du printemps 2019.

« Le chef de police dit que c’est nécessaire d’avoir 10 nouveaux agents pour la violence armée et les gangs de rue. Quand on va recevoir l’argent du gouvernement, le conseil va pouvoir décider comment on partage l’argent pour la prévention. Je pense que c’est important d’avoir une balance entre les deux », confie le maire Watson.