Des élus d’Ottawa ont été sous le choc en lisant les commentaires d’experts sur la soumission de SNC-Lavalin pour le prolongement de la Ligne Trillium dans le cadre de la phase 2 du train léger.

Des élus inquiets pour la phase 2 du train léger d'Ottawa

Des élus d’Ottawa ont été sous le choc en lisant les commentaires d’experts sur la soumission de SNC-Lavalin pour le prolongement de la Ligne Trillium dans le cadre de la phase 2 du train léger.

Ces commentaires négatifs de l’équipe d’évaluation technique formée par la Ville se trouvaient dans des documents rendus publics jeudi soir dernier. Initialement, ce comité avait recommandé unanimement que la proposition de SNC-Lavalin ne passe pas à l’étape d’évaluation financière du processus d’approvisionnement. Au final, le coût de cette soumission — moins élevée que les deux autres projets sur la table — a fait pencher la balance en faveur de SNC.

À LIRE AUSSI : La grogne persiste envers l’O-Train

La soumission de SNC-Lavalin initialement rejetée

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, ne passe pas par quatre chemins. S’il avait vu les commentaires négatifs de l’équipe d’évaluation technique avant le mois de mars 2019, il aurait voté contre l’octroi du contrat à SNC-Lavalin, même si le processus d’appel d’offres aurait dû recommencer du début.

« Il faut se rappeler que la phase 2 nous coûte plus cher qu’on ne l’avait prévu au départ, soutient M. Fleury. Là, ça nous coûte plus cher et ce qu’on va avoir n’atteint pas les standards qu’on avait fixés. »

À l’avenir, la Ville d’Ottawa doit s’assurer que la priorité soit la qualité et non le coût final du projet, selon la conseillère du quartier Baie, Theresa Kavanagh.

« Dans ce cas-ci, la balance semble avoir penché de façon disproportionnée vers le coût, affirme Mme Kavanagh. À long terme, payer plus cher veut souvent dire moins de réparations, moins de frais d’entretien. Comme on le voit présentement, couper des coins ronds ne fonctionne pas. Mon inquiétude, c’est qu’on va en payer à long terme. »

Le vice-président de la Commission du transport en commun d’Ottawa, Jean Cloutier, ne partage pas l’inquiétude de ses collègues. Il se dit toujours confiant que les travaux de la phase 2 sur la Ligne Trillium seront une réussite.

M. Cloutier rappelle que le vérificateur général s’est penché sur le processus d’approvisionnement et qu’il avait jugé que les règles ont été respectées.

« Il y a de nouveaux détails, mais en somme, le dossier n’a pas changé beaucoup selon moi, soutient Jean Cloutier. Je ne retourne pas en arrière pour revoir le contrat comme certains de mes collègues le font. Il me faudrait plus d’information que ce qui a été mis en évidence jeudi dernier. »