Le maire d'Ottawa, Jim Watson, et le chef par intérim du Service de police d'Ottawa, Steve Bell, en compagnie des conseillers Stephen Blais et Mathieu Fleury

Des autobus scolaires filmeront les automobilistes fautifs

Les automobilistes qui ne s’immobilisent pas en présence d’un autobus scolaire arrêté seront surveillés. Dès lundi, deux autobus d’Ottawa seront munis de caméras photo radar qui filmeront les fautifs.

La Ville d’Ottawa a donné le coup d’envoi au programme permanent, jeudi matin. Un 2016, un projet-pilote avait permis de tester la technologie sur les routes de la capitale. Lors des deux derniers mois du projet-pilote, le système a enregistré l’équivalent de cinq automobilistes fautifs par jour.

«Il n’y a aucune raison de dépasser un autobus scolaire qui est immobilisé. Le temps que vous sauvez ne vaut pas le risque ni l’amende», soutient le conseiller Stephen Blais qui proposé le projet-pilote.

Les deux premières caméras seront installées sur un autobus qui parcourt le secteur d’Orléans et un autre qui couvre le territoire de Barrhaven. Dès septembre, quatre caméras additionnelles seront disponibles. Les autobus n’emprunteront pas toujours le même trajet afin de couvrir le plus grand territoire possible. Le coût du projet est évalué à 120 000$. Il s’agit d’une première en Ontario.

«On ne veut pas placer les autobus toutes dans le même secteur. On a effectué des consultations avec les transporteurs et analysé les rapports d’incidents des conducteurs avant de prendre une décision pour cibler les endroits qui semblaient les plus problématiques», explique Patrick Pharand, directeur du Consortium de transport scolaire d’Ottawa.

Parmi les endroits problématiques, il cite en exemple les artères à quatre voies sans chaussée séparées par une médiane comme le boulevard St-Joseph dans le secteur Orléans.

Si le système détecte un véhicule dépassant un autobus scolaire lorsqu’il est immobilisé, les caméras transmettront une séquence vidéo d’une dizaine de secondes à un serveur protégé. Par la suite, des membres du Service de police d’Ottawa (SPO) pourront visionner l’enregistrement et déterminer s’il y a lieu de porter des accusations. Si c’est le cas, une contravention de 490 $ sera envoyée par la poste au propriétaire du véhicule. 

Les automobilistes québécois seront aussi surveillés par la caméra et pourront recevoir une contravention.

Plusieurs mesures ont été instaurées afin de protéger la vie privée du public, comme brouiller les visages et les renseignements personnels. Seuls les agents assermentés auront accès aux images.

«On prend une photo des plaques d’immatriculation avant et arrière et une photo du conducteur. Tout est pris en image», précise Marc-André Sheehy, sergent d’état-major pour le SPO.