Des associations communautaires du quartier Collège d’Ottawa unissent leurs forces pour demander la démission de leur conseiller municipal, Rick Chiarelli.
Des associations communautaires du quartier Collège d’Ottawa unissent leurs forces pour demander la démission de leur conseiller municipal, Rick Chiarelli.

Des associations communautaires réclament le départ de Rick Chiarelli

Des associations communautaires du quartier Collège d’Ottawa unissent leurs forces pour demander la démission de leur conseiller municipal, Rick Chiarelli.

«J’ai lu le rapport du commissaire à l’intégrité, c’est plutôt troublant, soutient la présidente de l’Association communautaire de City View (ACCV), Joan Clark. De penser à ce que ces femmes ont dû passé à travers alors qu’elle croyait avoir une belle opportunité d’emploi, c’est tellement immoral.»


« Nous n’avons pas eu une bonne représentation depuis plusieurs mois. Vous pensez qu’il va travailler plus fort maintenant qu’il n’est pas payé? »
Joan Clark

Mme Clark et le conseil d’administration de l’ACCV ont accepté d’ajouter leur voix à celle des associations communautaires du Village Lynwood, de Crestview Meadowlands et du quartier Bel-Air, toutes situées dans le quartier de M. Chiarelli.

Ces associations communautaires ont fait parvenir une lettre ouverte aux médias anglophones d’Ottawa vendredi dernier pour demander publiquement à leur conseiller municipal de quitter ses fonctions. Rappelons que ce dernier verra son salaire suspendu pendant 270 jours après que le commissaire à l’intégrité l’ait jugé coupable d’avoir enfreint le Code de conduite des élus de la Ville d’Ottawa.

«D’autres associations se sont dites intéressées, mais ont préféré ne pas joindre leur voix à la nôtre parce que de gros projets sont en développement dans leur quartier et ils ont peur d’une vengeance de la part de M. Chiarelli qui est toujours en poste», soutient Joan Clark.

Déjà insatisfaite

Les derniers mois ont été difficiles pour les associations communautaires du quartier Collège alors que leur représentant au conseil municipal a été régulièrement absent de son bureau en raison de divers ennuis de santé et des allégations qui pesaient contre lui.

Le maire, Jim Watson, a par exemple souligné en novembre dernier que l’ACCV s’était trouvée désavantagée dans ses efforts pour empêcher un développement immobilier autour de la maison historique Kilmorie, en raison de l’inactivité de Rick Chiarelli. La présidente de l’Association souligne toutefois que ses problèmes avec l’élu ont commencé bien avant que des allégations d’inconduite sexuelle soit rendue publique.

Joan Clark soutient que les efforts de l’ACCV pour préserver l’espace vert sur le terrain de la maison Kilmorie ont commencé il y a belle lurette et que M. Chiarelli «avait déjà de la difficulté à différencier la réalité et la fantaisie».

«Il nous a dit qu’une riche famille italienne se préparait à faire un don pour protéger la maison. Ça n’est jamais venu et quand on proposait d’aider, il ne voulait pas que l’on s’en mêle, raconte Mme Clark. À un autre moment, il disait avoir négocié une entente avec la Commission de la capitale nationale et notre députée fédérale, Anita Vandenbeld. C’était dans sa tête, elle nous a confirmé qu’il n’y a jamais eu d’entente.»

«Nous n’avons pas eu une bonne représentation depuis plusieurs mois. Vous pensez qu’il va travailler plus fort maintenant qu’il n’est pas payé?», s’inquiète maintenant la présidente de l’ACCV.

Rappelons qu’après l’annonce de la suspension salariale de Rick Chiarelli la semaine dernière, M. Watson a indiqué que son bureau continuerait de porter une attention particulière aux préoccupations des résidents du quartier Collège pour palier une potentielle charge de travail réduite du conseiller.