Le vérificateur général de la Ville d'Ottawa, Ken Hughes.

Des arguments pour une hausse du budget

La croissance du volume de signalements de fraudes et d'abus allégués chez les employés municipaux d'Ottawa donne des munitions au vérificateur général pour demander une augmentation du budget annuel que la Ville accorde à son bureau. Bien qu'il dise vivre d'espoir pour une hausse de l'enveloppe qui lui est allouée, Ken Hughes reconnaît toutefois que la situation économique et les pressions sur les finances municipales jouent contre lui.
Deux des huit employés du bureau du vérificateur général de la Ville d'Ottawa sont affectés aux enquêtes portant sur la Ligne directe fraude et abus. La hausse du nombre de dossiers soumis à la ligne de dénonciation a forcé le bureau du vérificateur à repousser certaines enquêtes. 
«C'est toujours mieux d'avoir plus d'employés, mais avec l'économie actuelle ce n'est pas toujours réaliste de demander plus d'employés, plus de budget. Mais de temps en temps, c'est nécessaire d'augmenter le montant de notre budget», a expliqué M. Hughes, lundi, lors d'un point de presse suivant la divulgation de son rapport sur Ligne directe fraude et abus de la Ville d'Ottawa.
Le budget annuel du bureau du vérificateur général de la Ville d'Ottawa a frôlé les 1,8 million $ en 2016, ce qui représente 0,055 % du budget de fonctionnement de la ville. Il s'agit de la plus faible proportion lorsqu'on la compare avec des villes comme Halifax, Sudbury, Toronto et Montréal, notamment.
«Je crois que des investissements dans les ressources de vérification sont de bons investissements, mais la réalité est que les temps sont difficiles pour la Ville d'Ottawa», a précisé M. Hughes.
Le vérificateur général s'attend à ce que le nombre de quelque 300 dossiers traités annuellement à la suite de plaintes logées à la Ligne directe fraude et abus devienne la norme.