Le train léger d'Ottawa sera mis en service samedi le 14 septembre.

Dernier droit avant le lancement du train léger

À quatre jours du lancement officiel de la Ligne de la Confédération ce samedi, le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, affirme que les équipes travaillent « littéralement 24/7 » pour s’assurer que le système sera prêt.

M. Manconi explique qu’une longue liste de tests et de simulations ont été réalisés depuis que la Ville a officiellement obtenu les clés du train léger. Différents scénarios ont été mis en place pour tester la capacité du personnel d’orchestrer une évacuation massive, par exemple.

« Il faut être prêt à tout ce qui pourrait survenir, insiste John Manconi. On doit évidemment s’assurer que le système est prêt pour le lancement, mais il faut vérifier que le personnel l’est aussi. »

Le grand patron d’OC Transpo a affirmé au Comité des finances et du développement économique (CFDÉ) de la Ville d’Ottawa que l’Amérique du Nord aura les yeux tournés vers Ottawa au cours des prochaines semaines puisqu’il est plutôt rare de voir une transition de cette importance à un réseau de transport en commun durant une période de grand achalandage.

M. Manconi a révélé mardi que les frais supplémentaires engendrés par les retards dans la livraison du projet son maintenant estimés à 58 millions $, un montant qui a été retenu du dernier paiement au consortium responsable des travaux : le Groupe de transport Rideau.

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Arrimage avec la STO

M. Manconi a précisé mardi que c’est à compter du 6 octobre que les trajets et horaires d’autobus d’OC Transpo seront modifiés de façon importante, pour s’ajuster à la présence du train léger.

À l’origine, la Société de transport de l’Outaouais (STO) devait imiter OC Transpo dès le lancement de la Ligne de la Confédération. Ce ne sera finalement pas le cas, en raison des retards dans la livraison du système au cours des derniers mois.

La STO affirme qu’il n’y aura assurément aucun changement à sa desserte actuelle du centre-ville d’Ottawa avant 2020, rappelant que ses horaires sont conçus six mois à l’avance et que le printemps dernier, elle n’avait aucune idée quand le O-Train serait en service.

« Toutes nos lignes continuent de passer sur la rue Wellington, tous les arrêts sont desservis. C’est business as usual pour notre clientèle, excluant la ligne 20, qui passe maintenant par les rues Bank, Lyon et Queen, pour revenir vers le pont du Portage », affirme la porte-parole de la STO, Karine Sauvé.

La STO affirme que toute une logistique se cache derrière de tels changements. Des tests sont par exemple prévus durant la longue fin de semaine de l’Action de grâces, en octobre. 

« On veut simuler des heures de pointe avec des autobus et tester des parcours. Par exemple, est-ce que les autobus peuvent faire les virages à certaines intersections ? L’automne va nous permettre de faire des tests », ajoute Mme Sauvé.

John Manconi affirme respecter les contraintes de la STO qui est « un bon collaborateur » et souhaite lui laisser le temps nécessaire pour revoir ses trajets. Il rappelle toutefois qu’il s’attend à ce que la majorité des autobus de la STO qui traversent la rivière des Outaouais s’arrêtent bientôt à la station Lyon de l’O-Train.

La circulation d’autobus d’OC Transpo sera grandement diminuée au centre-ville d’Ottawa, notamment sur les rues Albert et Slater. Il en sera éventuellement de même avec les véhicules de la STO sur la rue Wellington.

Avec Daniel LeBlanc, Le Droit