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Le conseil municipal d’Ottawa sera bientôt appelé à se prononcer sur le projet controversé de gestion des déchets radioactifs près de la rivière des Outaouais, à Chalk River.
Le conseil municipal d’Ottawa sera bientôt appelé à se prononcer sur le projet controversé de gestion des déchets radioactifs près de la rivière des Outaouais, à Chalk River.

Dépotoir nucléaire à Chalk River: améliorations réclamées à Ottawa

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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Le conseil municipal d’Ottawa sera bientôt appelé à se prononcer sur le projet controversé de gestion des déchets radioactifs près de la rivière des Outaouais, à Chalk River.

Le Comité permanent de la protection de l’environnement, de l’eau et de la gestion des déchets de la Ville a adopté une résolution mardi demandant à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) et aux Laboratoires Nucléaires Canadiens (LNC) de modifier le projet de façon à répondre aux inquiétudes des résidents d’Ottawa.

Ce site d’entreposage et de gestion des déchets nucléaires sera situé à environ 1 km de la rivière des Outaouais, tout près des laboratoires de Chalk River, une propriété du gouvernement fédéral dont la gestion est sous-traitée aux LNC depuis 2015.

Parmi la liste de demandes, il y a notamment l’arrêt des importations actuelles et futures de déchets nucléaires en provenance d’autres provinces.

«Pour moi, l’aspect du transport est important», a indiqué le président du Comité, Scott Moffatt, soulignant les dangers d’un incident sur la route lors du déplacement des matières radioactives.

Le Comité demande également à ce que des mesures de précaution supplémentaires soient prises afin de «protéger la rivière pendant les travaux de démolition et le transfert des déchets» et exige que la Ville d’Ottawa soit rapidement informée en cas de déversement de déchets nucléaires dans la rivière des Outaouais.

Risques faibles

Ian Douglas, ingénieur de la qualité de l’eau à la Ville d’Ottawa, a affirmé au Comité mardi que les risques d’une contamination de l’eau potable à Ottawa en raison d’un incident à Chalk River sont présents, mais ils sont jugés plutôt faibles par les experts de la municipalité.

«Les risques provenant de Chalk River, surtout si on se fie aux données passées, sont faibles, surtout si on parle de l’impact sur la santé de nos résidents. Il faudrait qu’il y ait un déversement soutenu de substances hautement radioactives», a expliqué M. Douglas.

L’ingénieur en qualité de l’eau a souligné qu’une seule des substances — le tritium — qui pourraient être potentiellement rejetée dans la rivière par le dépotoir de Chalk River ne peut être filtré complètement par les usines de la Ville d’Ottawa.

Le seul déversement d’importance de tritium à Chalk River est survenu en 1988 et Ian Douglas a précisé que le taux de cette substance dans l’eau potable de la capitale fédérale se trouvait toujours sous le niveau maximal recommandé par les autorités de santé publique canadiennes.