Matthew Luloff, candidat à l’élection dans le quartier Orléans à Ottawa, lors d’un débat en français, jeudi soir.

Débat à Orléans: un candidat francophone inquiet

Certains candidats au poste de conseiller pour le quartier Orléans à Ottawa ont eu peine à s’exprimer dans la langue de Molière jeudi soir lors d’un débat en français.

Ce fut notamment le cas de Miranda Gray qui s’est exprimée dans un français incompréhensible sur une question portant sur la croissance de la population francophone.

« Je suis désolée pour mon français, mais je ne suis pas désolée pour mes idées », s’est défendue Mme Gray lorsqu’elle a conclu sa présentation.

Onze des dix-sept candidats qui sollicitent le poste d’échevin d’Orléans en prévision des élections municipales du 22 octobre ont répondu à l’appel du Mouvement d’implication francophone d’Orléans, de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), du Regroupement des gens d’affaires (RGA) de la capitale nationale et de Télévision Rogers pour participer au débat en français. Un douzième candidat a tenu à se présenter dans la langue de Shakespeare aux quelque 60 personnes présentes, sans toutefois répondre aux questions. Le quartier Orléans compte le plus grand nombre de candidats parmi les 23 quartiers d’Ottawa en prévision des élections municipales du 22 octobre.

Pour le candidat Rick Bédard, il est impératif que les citoyens d’Orléans élisent un candidat francophone pour remplacer le conseiller sortant Bob Monette afin que les Franco-Ontariens soient bien représentés à l’hôtel de ville.

« Je suis un francophone inquiet. Le 22 octobre est une journée importante pour Orléans, mais surtout pour l’Orléans francophone. Nous nous devons d’élire un francophone sinon nous risquons de n’avoir qu’une voix au conseil municipal », a plaidé M. Bédard, faisant référence à l’élection dans le quartier Rideau-Vanier.

Les candidats présents étaient appelés à se présenter, à répondre à deux questions, et à conclure leur présentation en indiquant pourquoi les électeurs devraient voter pour eux.

Le candidat Diego Elizondo s’est dit ouvert à augmenter les effectifs de la police d’Ottawa ainsi que le budget de la force policière de 2 %, comme le demande le chef Charles Bordeleau année après année.

« On a entendu haut et fort des gens qui se sont rassemblés et qui étaient inquiets de voir que la sécurité et la quiétude à Orléans étaient menacées. Il faut absolument avoir une augmentation pour la police dans le budget. Ça passe aussi par des initiatives communautaires et d’autres mesures comme le retour du programme Parent-Secours », a expliqué M. Elizondo.

Geoffrey Nicholas Griplas, un ancien entrepreneur qui a eu un parcours personnel difficile, a été l’un des favoris des citoyens présents par son optimisme et son approche positive. L’homme fait notamment campagne sur les soins aux aînés et le logement abordable. Bien qu’il soit en faveur de la légalisation de la marijuana, il dit qu’il faudra limiter le nombre de boutiques de cannabis dans Orléans.

« Ma priorité absolue quand on parle de cannabis est qu’on doit faire tout ce qu’on peut pour enseigner à nos jeunes les dangers qui y sont associés. On doit prendre ça au sérieux », a-t-il fait valoir.

Le candidat Matthew Luloff, un ancien combattant, promet de défendre la communauté des arts, notamment, s’il est élu.

« En tant que votre conseiller municipal, je me battrai pour amener les arts et de la musique à Orléans et pour développer une plateforme créative dans l’est de la ville », a indiqué M. Luloff, qui dit vouloir soutenir les petites entreprises et maintenir les taxes foncières basses et prévisibles « pour aider les personnes âgées, les familles et les entreprises à planifier leur avenir ».

Le salaire de base en 2018 pour un échevin à Ottawa s’élève à 101 629 $.