L'été dernier, de nombreux commerces ont installé des terrasses qui empiétaient sur les trottoirs et les espaces de stationnement. Ce projet pourrait être permanent sur l'ensemble du territoire d'Ottawa.

Davantage de terrasses à prévoir dans la capitale

Le projet pilote ayant permis à certains commerçants d'Ottawa d'installer des terrasses empiétant sur les trottoirs ou les rues a été assez concluant pour que l'administration municipale recommande de rendre cette initiative permanente pour l'ensemble du territoire.
Dans une présentation faite mercredi après-midi devant la commission des transports, les fonctionnaires municipaux ont recommandé que le projet pilote devienne un programme permanent dont les paramètres seraient inclus dans le nouveau règlement municipal sur les terrasses sur emprise.
Les membres de la commission ont donné leur appui à cette initiative qui prévoit que les voies piétonnes devront avoir une largeur minimale de deux mètres partout où des terrasses empiètent sur la voie publique ou sur un trottoir. Les plates-formes seront encore permises, dans la mesure où elles respectent les normes d'accessibilité universelle pour les personnes à mobilité réduite. Des permis pourront aussi être obtenus pour la saison hivernale, mais les membres de la commission souhaitent s'assurer que les opérations de déneigement pourront se faire adéquatement.
« Je suis heureux, parce qu'on entend souvent qu'Ottawa est une ville gouvernementale, une ville plate, alors on veut des terrasses, on veut de espaces sur rue, a réagi le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury. [...] Il va y avoir une amélioration de l'apparence des terrasses, ce qui va élever le calibre de ce qu'on voit dans nos rues pour compétitionner avec des métropoles et ce qu'on voit ailleurs dans les grandes villes. »
Uniformisation
La largeur de deux mètres pour la voie piétonne sera exigée pour toutes les nouvelles demandes de permis, mais les commerçants qui en détenaient déjà un pourront déroger à cette norme jusqu'au 31 mars 2018. Après cette date, ils devront se plier à la réglementation uniformisée.
Le propriétaire du Pub Italia, Joe Cotroneo, était parmi les intervenants qui ont réclamé en vain, mercredi, une clause grand-père pour les terrasses existantes.
Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, reconnaît que la distance de deux mètres - qui est supérieure à ce qu'exige la loi provinciale - « ne fera pas le bonheur de tout le monde ».
« Ça ne fera pas le bonheur de tout le monde, mais au moins, [la réglementation] va s'appliquer également à tout le monde, a indiqué M. Fleury. Avant, il y avait des gens à 1,5 mètre, à 1,8 mètre ou à 2 mètres, et il y avait des tensions à cause de ça. »
Les détenteurs de permis devront aussi respecter diverses conditions, entre autres pour limiter le bruit après 23 h. Des ressources supplémentaires seront prévues pour faire respecter la réglementation.
Les tarifs ont aussi été revus, de sorte que la facture pour l'été à venir sera 22 % moins élevée que celle imposée lors de la dernière saison estivale. Alors qu'il en coûtait 1,18 $ du mètre carré l'été dernier, le tarif proposé pour 2017 est de 0,92 $ du mètre carré.