Des restaurants du marché By, à Ottawa, sont forcés de fermer leurs portes en raison de la baisse de revenus engendrée par la pandémie de COVID-19.
Des restaurants du marché By, à Ottawa, sont forcés de fermer leurs portes en raison de la baisse de revenus engendrée par la pandémie de COVID-19.

D’autres fermetures de restaurants à prévoir dans le marché By à Ottawa

Des restaurants du marché By, à Ottawa, sont forcés de fermer leurs portes en raison de la baisse de revenus engendrée par la pandémie de COVID-19. Un phénomène qui risque de se reproduire, selon le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury.

Trois restaurants du marché By ont annoncé mardi qu’ils devaient fermer de façon définitive. Le restaurant Fish Market, le Coasters Seafood Grill et le Vineyards Wine Bar Bistro, des figures de proue de ce quartier de la ville depuis 41 ans, ont vu leurs états financiers plonger en raison de la crise sanitaire mondiale.

Dans un message publié sur Facebook mardi, les propriétaires du groupe Fish Market ont annoncé que c’est avec «le cœur brisé, nous fermons nos portes après plus de quatre décennies, étant que l’un des tout premiers restaurants du marché By.»

Déjà que l’été 2019 avait été difficile pour le groupe propriétaire de ces trois établissements, surtout en raison de l’incendie au restaurant Vittoria Trattoria. L’arrivée de la pandémie de coronavirus aura été le coup de grâce pour l’entreprise familiale.

«C’est triste parce que c’est pas une franchise, c’est un restaurant local qui appartenait à une famille d’ici», déplore le conseiller Fleury.

Le restaurant Fish Market était l'une des figures de proue du marché By depuis 41 ans.

Selon lui, il ne serait pas surprenant de voir d’autres commerces et restaurants du marché By fermer de manière définitive si la pandémie continue de faire des siennes.

«Il y aura assurément d’autres fermetures. C’est malheureux de le dire, mais il faut être honnête. Je parle à plusieurs commerçants qui doivent prendre des décisions importantes étant donné que le paiement de loyer du mois de juillet approche rapidement.»

«La situation est tragique pour les petits détaillants, surtout ceux qui ne sont pas en mesure d’offrir des services en ligne. C’est sur que ça affecte plusieurs commerces dans le marché By», enchaîne-t-il.

M. Fleury souligne que la forte baisse d’achalandage dans le marché, en raison des mesures de distanciation physique, est un coup dur pour ces commerçants qui se servent du tourisme comme une source de revenus importante.

«La réouverture est difficile pour certains en raison des mesures de distanciation, mais aussi parce qu’on sait qu’il n’y aura pas de tourisme dans le marché cette année. Les marchands se fient aussi beaucoup sur la rentrée universitaire en septembre, sauf que l’Université d’Ottawa a annoncé que 95% de ses cours se feront en ligne cet automne. Il y a des commerces, comme des petits cafés, qui ont besoin de l’achalandage habituel pour survivre.»

Rappelons que le 11 juin dernier, un premier resto-bar du marché By, le pub Highlander, a fermé boutique après avoir eu pignon sur rue pendant 18 ans sur la rue Rideau.


« Il y aura assurément d’autres fermetures. C’est malheureux de le dire, mais il faut être honnête. »
Mathieu Fleury

Aide financière

M. Fleury affirme que la Ville continue de se penche sur le dossier pour trouver des mesures qui aideraient les commerçants de ce quartier de la Basse-Ville.

«On est limité à la Ville, on n’a pas le droit d’avoir de déficit. On a déjà donné un sursis de paiement de la taxe foncière jusqu’en octobre. On a aussi enlevé les frais de terrasses. On va fermer quelques sections de rues dans le marché pour permettre d’agrandir les terrasses et permettre aux restaurants et aux cafés d’accueillir plus de clients.»

Cependant, le conseiller de Rideau-Vanier estime que gouvernement provincial pourrait implanter des programmes de prêt qui permettrait à ces restaurants de survivre à la crise.

«Les associations de petites entreprises revendiquent au gouvernement provincial d’établir un programme de prêt qui couvrirait une partie des frais déboursés depuis le début de la pandémie. Ça leur permettrait de mettre leur focus sur la réouverture de leur commerce. Ensuite quand les revenus commencent à rentrer, ils pourront faire les paiements, avec intérêts, et au bout de cinq ans tout sera remboursé.»

«J’approuve cette revendication parce que je vois tellement de commerçants dans le marché qui ne voient pas comment ils peuvent faire leurs paiements pour le mois de juillet en plus de couvrir les frais des mois antécédents.»