« J'ai toujours été passionnée par la politique et je prends cela à coeur », affirme Danika Bourgeois-Desnoyers.

Danika Bourgeois-Desnoyers nouvellement élue à 23 ans

Danika Bourgeois-Desnoyers vient d'écrire une nouvelle page d'histoire dans l'Est ontarien. À 23 ans, elle est devenue la plus jeune, et la première, conseillère municipale de la municipalité La Nation à la suite du scrutin de lundi soir.
L'étudiante à la maîtrise a remporté son pari et est entrée dans le monde de la politique municipale à la suite du vote populaire en obtenant 38 voix de plus que son plus proche rival dans Forest Park/St-Albert, l'un des quartiers les plus convoités de l'Est ontarien.
« Je suis vraiment vraiment contente. Ce fut ma première campagne électorale municipale et ce fut une excellente expérience. C'est quelque chose que je convoitais et j'ai hâte de commencer à travailler sur des dossiers, dont ceux de ma plate-forme électorale », a déclaré l'heureuse élue hier.
Il faut comprendre d'entrée de jeu que Danika Bourgeois-Desnoyers est beaucoup plus qu'une « petite nouvelle » qui a misé sur sa jeunesse et son genre pour se faire élire. C'est une passionnée de la politique. De l'international au municipal. D'ailleurs, la diplômée en sciences politiques et en études internationales à l'Université de York, motivée au maximum, regorge d'idées.
« C'est important de développer un réseau de transport en commun pour notre région. C'est un véritable besoin d'avoir un système pour tous et pas juste centré vers Ottawa. »
Elle veut aussi améliorer l'accès aux personnes à mobilité réduite, moderniser et favoriser les échanges avec les gens de son quartier via un site Internet et finalement miser sur la transparence des élus.
La jeune femme est consciente qu'elle devra faire ses preuves auprès de ses pairs du conseil municipal de La Nation. « C'est tout un défi ! Mais une fois qu'ils constateront que je suis sérieuse, je suis certaine qu'ils ne me prendront pas pour acquis. »
Danika Bourgeois-Desnoyers concrétise donc un premier rêve en siégeant à un conseil municipal. Son but ultime est grandiose.
« J'ai toujours été passionnée par la politique et je prends cela à coeur. Je me souviens qu'en cinquième année on m'a demandé ce que je voulais faire plus tard. J'avais répondu que je voulais être la première ministre du Canada un jour. C'est toujours mon rêve. »