Candidat à quatre reprises dans le quartier Osgoode, le policier retraité Mark Scharfe tente maintenant sa chance dans le quartier Cumberland indigné par les mesures sanitaires imposées par la Ville d’Ottawa pour limiter la transmission de la COVID-19.
Candidat à quatre reprises dans le quartier Osgoode, le policier retraité Mark Scharfe tente maintenant sa chance dans le quartier Cumberland indigné par les mesures sanitaires imposées par la Ville d’Ottawa pour limiter la transmission de la COVID-19.

Cumberland: Mark Scharfe motivé par son opposition aux mesures sanitaires

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Candidat à quatre reprises dans le quartier Osgoode, le policier retraité Mark Scharfe tente maintenant sa chance dans le quartier Cumberland indigné par les mesures sanitaires imposées par la Ville d’Ottawa pour limiter la transmission de la COVID-19.

M. Scharfe dit ne pas faire confiance à la médecin-chef de Santé publique Ottawa, Vera Etches, et au maire d’Ottawa, Jim Watson. Selon lui, les preuves du danger de la COVID-19 ne sont pas suffisantes pour imposer des restrictions aux entreprises de la capitale fédérale.

La plateforme de Mark Scharfe est plutôt simple. Il veut rétablir la collecte de déchets hebdomadaires — sans limite de sacs déposés en bordure de rue — et éliminer la taxe associée à la gestion et l’entretien d’eaux pluviales pour les résidences où il y a un puits ou une fosse septique.

M. Scharfe croit également que le programme des bacs verts [compostage] devrait être aboli. Le programme est «ridicule», selon lui, notamment parce que l’entente avec l’entreprise qui dispose des résidus alimentaires des citoyens d’Ottawa puisque la Ville paie pour le traitement d’une quantité minimale de compost, même si elle n’est pas atteinte.

Le candidat aux élections partielles de Cumberland, Mark Scharfe

Finalement, le candidat prônerait pour que les locomotives de l’O-Train sur la Ligne de la Confédération soient remplacées par des véhicules au diésel puisque ceux-ci «fonctionneraient mieux dans des températures hivernales». Mark Scharfe reconnaît que les coûts seraient élevés, mais espère que les économies dégagées par l’élimination de la collecte de compost compenseraient pour ces acquisitions dispendieuses.

En entrevue avec Le Droit, M. Scharfe dit être en mesure de parler français, mais il affirme qu’il ne s’en ai jamais servi, même lorsqu’il patrouillait les rues de Vanier lorsqu’il était policier.

«L’anglais est la langue de l’argent, affirme le candidat. Les services en français, ce n’est pas une priorité pour moi. […] Je n’ai jamais rencontré un francophone qui ne pouvait parler anglais à Ottawa.»