Stephen Blais et Cameron Rose Jette

Cumberland: des enjeux propres à l’est de la ville

Deux aspirants élus se mesurent contre le conseiller sortant dans Cumberland, Stephen Blais qui brigue un troisième mandat dans ce quartier de l’est de la ville. Les enjeux de transport et d’emploi se hissent au sommet des priorités.

Bien au fait des difficultés de transport auxquelles font face les résidents de Cumberland, M. Blais est d’avis qu’un meilleur réseau jumelé à un système de train léger pour desservir le secteur permettrait de régler plusieurs problèmes. Selon lui, plusieurs pistes de solutions existent.

« Le prolongement du train léger jusqu’à Trim est certainement le point le plus important. L’achalandage des routes à Orléans est le plus élevé de toute la ville d’Ottawa, illustre-t-il. C’est important de s’assurer que le train léger continue vers l’est. »

Le manque d’emploi dans l’est de la ville explique aussi pourquoi les routes sont aussi achalandées dans l’est de la ville aux yeux du conseiller sortant qui est en poste depuis 2010.

« Si on peut avoir un campus fédéral ou une autre densité d’emploi, ça pourrait améliorer la situation. Si plus de gens travaillent à Orléans, ça fait moins de personnes qui doivent se déplacer vers le centre-ville soit en auto ou en transport en commun », soutient M. Blais qui avait promis de solliciter uniquement deux mandats lors de la campagne de 2010.

Le conseiller sortant est d’avis que les enjeux de transport et d’emploi sont indissociables. « Les deux vont ensemble pour assurer que les gens puissent passer plus de temps avec leur famille et moins de temps sur les routes », confie-t-il.

S’il est réélu au terme du scrutin du 22 octobre, Stephen Blais promet qu’il militera pour le prolongement le boulevard Brian Coburn. Selon lui, cette artère doit se rendre dans les communautés au sud de la municipalité par les chemins Walkley et Hunt Club.

M. Blais est fier de ses deux derniers mandats. Selon lui, la Ville a investi près de 750 millions $ dans le quartier Cumberland au cours des huit dernières années.

« C’est un secteur qui grossit. Ça prend des investissements pour avoir une communauté complète et assurer une qualité de vie autant au niveau du transport en commun que des activités récréatives. Depuis mon élection, la Ville a investi et on a pu changer les choses », se félicite le père de famille.

Cumberland est le quartier d’Ottawa où la proportion de francophones est la plus élevée. Quelque 36 % des résidents s’expriment dans la langue de Molière.

Élire un conseiller francophone est indispensable, selon le conseiller sortant qui a suivi des cours de français afin d’améliorer ses capacités.

« On travaille fort avec des groupes pour protéger le patrimoine franco-ontarien de la communauté, confie M. Blais. On a mis beaucoup d’attention pour nommer des parcs, des rues et des centres récréatifs au nom des fondateurs de notre communauté. »

Le Droit a tenté de contacter les deux autres candidats à plus d’une reprise. Cameron Rose Jette a décliné les demandes d’entrevue du journal. L’étudiante affirme être trop occupée par les examens de mi-session pour répondre aux questions des journalistes.

Pour sa part, Jensen Boire n’a pas fourni d’informations pour le contacter à la Ville d’Ottawa et nous n’avons pas été en mesure de le retracer.