La situation est difficile à Ottawa, particulièrement dans les secteurs de Constance Bay et de Dunrobin.

Crue printanière: vers des évacuations à Ottawa?

Alors que les niveaux d’eau de la rivière des Outaouais continuent de grimper, la Ville d’Ottawa pourrait sous peu demander à des résidents d’évacuer volontairement leur domicile si le besoin se présente, ont indiqué vendredi les responsables municipaux.

Les autorités observent l’évolution de la situation, notamment dans le quartier West Carleton-March. Les secteurs Britannia et Cumberland sont aussi sous surveillance alors que le niveau de la rivière pourrait atteindre mardi quelque 50 cm de plus qu’en 2017.

«Ce niveau d’inondation présente plusieurs risques pour nos citoyens. Les rues seront submergées, et s’il y a plus de 30 cm d’eau sur les routes, les véhicules municipaux ne peuvent se rendre aux maisons pour venir en aide aux résidents. Aussi, les rues peuvent aussi être emportées par les courants, menaçant ainsi notre habileté à se rendre chez les gens. Nous ne pouvons aider les gens en situation d’urgence si nous ne pouvons nous rendre jusqu’à eux», a expliqué le directeur municipal de la Ville d’Ottawa, Steve Kanellakos.

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L’arrivée vendredi de quelque 400 soldats en sol ottavien permettra de coordonner le travail sur le terrain et de prioriser les zones les plus à risques. Le directeur général des services d’urgence et de protection de la Ville d’Ottawa, Anthony Di Monte, a indiqué que la charge de travail à faire dépassait le nombre de ressources disponibles à la Ville.

« L’armée c’est un outil supplémentaire. En 2017 on avait les ressources suffisantes, rappelle-t-il. Une Ville comme Ottawa a un certain nombre de ressources, mais maintenant ça dépassait nos capacités. Il ne faut pas oublier que les besoins ne sont pas seulement au niveau de l’urgence de protéger, c’est aussi après avec le retour à la vie normale. Avoir l’armée ça nous donne un répit et ça nous permet de faire la rotation de nos équipes. »