La Ville d’Ottawa permet une utilisation limitée de ses parcs et de ses espaces verts.
La Ville d’Ottawa permet une utilisation limitée de ses parcs et de ses espaces verts.

COVID-19: réouverture partielle des parcs de la Ville d’Ottawa

Les parcs municipaux de la capitale fédérale peuvent maintenant jouer plus que le simple rôle de trajet pour une marche de santé. La Ville d’Ottawa annonce qu’elle permet maintenant une utilisation limitée de ses parcs et de ses espaces verts.

«Vous pouvez désormais profiter des espaces verts à aire ouverte pour laisser vos jeunes enfants courir et dépenser leur surplus d’énergie, botter un ballon, jouer avec un cerf-volant et vous asseoir sur le gazon ou vous reposer en apportant une chaise de parterre pour relaxer», a annoncé le maire d’Ottawa, Jim Watson, avec un grand sourire mardi après-midi.

Après que ce dernier ait souligné à grands traits que la Ville semble en voie d’aplatir la courbe de transmission de la COVID-19, la médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches, a tenu à rappeler que les mesures de distanciation physique s’appliquent toujours. Elle ajoute qu’une activité — se lancer la balle, par exemple — doit être pratiquée uniquement entre deux résidents d’un même logement.

«Ce qu’il est important de souligner, c’est que le niveau d’hospitalisations n’est pas en forte baisse. Ça signifie que nous connaissons un certain succès pour aplatir la courbe, mais que nous avons seulement réussi à garder le nombre d’infections à un niveau gérable», explique la Dre Etches, soulignant que le risque de transmission est toujours présent dans la communauté.

23 nouveaux cas dans la capitale

Par ailleurs, dans la plus récente mise à jour épidémiologique de SPO, on rapporte 23 nouveaux cas confirmés de la COVID-19 à Ottawa et un décès, comparativement à 31 nouveaux cas et 11 décès lundi.

Le nouveau coronavirus a maintenant fait 139 victimes dans la capitale fédérale, alors que 1558 Ottaviens ont été testés positivement pour la COVID-19.

Visites aux aînés

Le maire Watson avait une deuxième bonne nouvelle à annoncer aux résidents de sa ville en point de presse, mardi après-midi. Une semaine après l’entrée en vigueur d’une politique controversée, les foyers de soins de longue durée opérés par la municipalité déploient une nouvelle procédure afin de permettre aux proches des résidents de ces établissements de venir les saluer.

Les proches de résidents doivent désormais prendre un rendez-vous auprès du personnel du foyer, de la même façon qu’ils doivent actuellement le faire pour des appels téléphoniques ou en visioconférence.

Les heures de visite se feront durant trois plages horaires tous les jours — de 9h30 à midi, de 13h30 à 16h30 et 18h30 à 20h30 — devant la fenêtre fermée de la chambre de leur proche. Si le résident a une chambre au deuxième étage, il sera escorté dans une pièce du premier étage.

Les visites demeureront également interdites sur le terrain des établissements qui composent avec une éclosion de la COVID-19, comme c’est actuellement le cas aux foyers Garry J. Armstrong et Peter D. Clark. Les visiteurs devront également demeurer à distance des bancs et autres équipements sur le terrain de ces institutions.

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Bond de huit nouveaux cas dans l’Est ontarien

Le bilan quotidien du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) affichait huit cas positifs de la COVID-19 de plus que la veille, dont sept nouveaux cas à la résidence Pinecrest de Plantagenet, portant le total à 111 cas sur le territoire. 

Cinq résidents supplémentaires et deux employés de la maison de soins de longue durée Pinecrest de Plantagenet ont testé positif. Il s’agit de la plus grosse éclosion de cas dans une maison de soins de l’Est ontarien, alors que 23 résidents et membres du personnel ont reçu un diagnostic positif du virus depuis le 24 avril.

Le huitième cas qui s’ajoute au bilan mercredi est un cas communautaire, indique le médecin hygiéniste au BSEO, le Dr Paul Roumeliotis. La situation dans la collectivité demeure plutôt stable sur le territoire du BSEO, puisque les cas communautaires ne montent qu’au compte-gouttes quotidiennement. 

Tester, tester et encore tester  

Le Dr Roumeliotis assure que le BSEO et les autres bureaux de santé de la province sont sur la bonne voie pour compléter les quotas de tests requis par le gouvernement. Toutes les maisons de soins de longue durée doivent effectivement être dépistées d’ici le 15 mai. «Ça va être fini le vendredi 8 mai. On est bien en avance», rappelle le Dr Roumeliotis. 

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario a mené 2913 tests depuis le début de la pandémie dans ses centres de dépistage seulement. Ce nombre n’inclut pas le nombre de tests menés dans les hôpitaux ou ceux effectués présentement pendant le dépistage massif dans les maisons de soins.   

«Ce n’est pas que le dépistage qui nous importe. Nous voulons également nous assurer que les établissements aient accès au matériel et aux ressources adéquats», réitère néanmoins le Dr Roumeliotis. 

De nouvelles réouvertures

Le gouvernement ontarien a annoncé mercredi une réouverture progressive au cours du week-end prochain des quincailleries, des magasins d’équipement de sécurité et des jardineries. 

Le BSEO affirme que les commerces de son territoire ont été contactés via un appel robotisé concernant les nouvelles annonces gouvernementales mises en place, pour s’assurer que les mesures sanitaires soient maintenues. «On va toujours s’attendre à ce que ça soit respecté.» Le Dr Roumeliotis est clair. Si le taux d’hospitalisations et le nombre de cas augmentent à mesure que le déconfinement progresse, il faudra malheureusement faire marche arrière. 

Ani-Rose Deschatelets, correspondante régionale