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Les résidents du Centre de santé des anciens combattants Perley Rideau ont été les premiers à recevoir le vaccin à l’extérieur des murs de l’Hôpital d’Ottawa.
Les résidents du Centre de santé des anciens combattants Perley Rideau ont été les premiers à recevoir le vaccin à l’extérieur des murs de l’Hôpital d’Ottawa.

COVID-19: le vaccin arrivé dans les FSLD d'Ottawa 

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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La capitale fédérale a franchi une étape importante de sa campagne de vaccination contre la COVID-19 mardi en transportant pour la première fois des doses du vaccin BioNTech de Pfizer à l’extérieur de la clinique de l’Hôpital d’Ottawa.

Les résidents du Centre de santé des anciens combattants Perley Rideau ont été les premiers à recevoir le vaccin à l’extérieur des murs de l’Hôpital d’Ottawa.

«C’est une étape importante que nous venons de franchir», affirme le directeur des services de protection et d’urgence de la Ville d’Ottawa, Anthony Di Monte.

«Nous avons fait un autre pas vers la protection des personnes les plus vulnérables dans notre communauté», ajoute la médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches.

Jusqu’à maintenant, le vaccin avait uniquement été administré à l’Hôpital d’Ottawa puisque c’est le seul établissement de soins qui possède l’équipement nécessaire pour garder les doses du vaccin à la température — très froide — nécessaire pour sa conservation.

M. Di Monte explique que les employés des foyers de soins de longue durée (FSLD) où la vaccination aura lieu dans les prochaines semaines sont formés à l’avance sur les façons d’administrer les doses du BioNTech de Pfizer. Un pharmacien est également responsable de veiller au transport et à l’entreposage des doses lorsqu’elles sont envoyées de l’Hôpital à un établissement comme le Centre Perley Rideau.


« Ça va prendre plusieurs mois. Ce que j’espère, c’est que nous verrons une diminution du nombre d’hospitalisations et des décès [grâce à la vaccination]. »
Vera Etches

Aucun échéancier

Anthony Di Monte et la Dre Etches — leaders du groupe de travail de la Ville d’Ottawa sur la distribution du vaccin — n’ont pas été mesure de préciser mardi à quel moment la vaccination pourra commencer dans la population en général.

«Ce sera un déploiement graduel. La vitesse à laquelle il se fera dépend du nombre de doses que nous recevrons», explique M. Di Monte.

Ce dernier ajoute que la quantité d’injections envoyées dans la capitale fédérale change d’une semaine à l’autre, ce qui l’empêche de donner une date précise pour l’ouverture de cliniques communautaires de vaccination. Rappelons qu’Anthony Di Monte et Vera Etches ont annoncé que 4 d’entre elles seraient prêtes dès la mi-janvier, si on en avait besoin.

«La Ville se prépare. Nous voulons être en amont des étapes à franchir, soutient le directeur des services de protection et d’urgence. On n’a pas encore eu une claire indication, ni du gouvernement fédéral ni du gouvernement provincial, du moment où on recevra massivement un volume de doses. On pense que ça va être plus vers le printemps.»

Après les employés et les résidents de FSLD et de maisons de retraite, la priorité à Ottawa sera d’administrer le vaccin au professionnels de la santé — particulièrement ceux qui soignent des personnes infectées par la COVID-19 — et les travailleurs essentiels, soutient M. Di Monte.

La Dre Etches souligne de son côté qu’il faudra plusieurs mois avant d’observer un effet de la vaccination sur le niveau de transmission du virus dans la communauté, même si les résidents de FSLD commencent à le recevoir.

«Ça va prendre plusieurs mois. Ce que j’espère, c’est que nous verrons une diminution du nombre d’hospitalisations et des décès [grâce à la vaccination]. Nous l’avons vu, plus de 80% des personnes décédées à Ottawa étaient des résidents de FSLD, affirme la médecin-chef de SPO. J’espère que nous verrons une influence sur ces chiffres dès février.»