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Jo-Anne Miner, première Ottavienne a recevoir une dose du vaccin contre la COVID-19 à l'Hôpital d'Ottawa.
Jo-Anne Miner, première Ottavienne a recevoir une dose du vaccin contre la COVID-19 à l'Hôpital d'Ottawa.

COVID-19: «Je suis fière d’être ici», dit la première Ottavienne vaccinée

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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Jo-Anne Miner, une préposée aux soins personnels du foyer de soins de longue durée (FSLD) St. Patrick, est l’heureuse élue. Elle a été mardi matin la première résidente d’Ottawa à recevoir le vaccin contre la COVID-19.

À 8h mardi, la première dose du vaccin développé par Pfizer lui a été administrée. Elle a été la première de 100 personnes qui doivent recevoir l’injection au courant de cette première journée de vaccination.

«Je suis fière d’être ici aujourd’hui et contente de recevoir le vaccin. Il va aider à créer un milieu plus sécuritaire pour mes collègues et moi, ainsi que pour les résidants du foyer St. Patrick. Ce fut une année difficile pour bon nombre de personnes qui vivent et travaillent dans les établissements de soins de longue durée», soutient Mme Miner.

«Il s’agit véritablement d’une journée historique pour Ottawa, ajoute la médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches. Nous savons à quel point cette année a été longue et sombre pour les résidents de FSLD. […] Il y a finalement de la lumière à l’horizon.»

L’Hôpital d’Ottawa et l’University Health Network sont responsables d’administrer le vaccin aux travailleurs de la santé dans les FSLD de la capitale fédérale. Le centre hospitalier possède l’équipement nécessaire pour conserver les doses du vaccin de Pfizer à une température de -70 °C.

Dans un communiqué, l’Hôpital d’Ottawa indique que «le processus permettra de tester logistique» et «d’établir la meilleure façon de distribuer le vaccin» dans les régions d’Ottawa et de Toronto.

«L’objectif est d’administrer les 1500 doses reçues de la province d’ici la fin de la semaine. Je crois que nous serons en mesure d’y parvenir, si je me fie à la façon que les choses se sont déroulées aujourd’hui», lance la vice-présidente exécutive et chef, Planification et Développement, de l’Hôpital d’Ottawa, Joanne Read.


« Maintenant que nous disposons d’un vaccin sécuritaire approuvé, nous pouvons entamer le processus afin de protéger les personnes les plus vulnérables à la COVID‑19. »
Joanne Read, vice-présidente exécutive et chef, Planification et Développement, de l’Hôpital d’Ottawa

Établir les priorités

La décision de vacciner en premier lieu des employés de FSLD a été prise par le gouvernement de l’Ontario qui a établi un ordre de priorité en fonction de la vulnérabilité et du risque.

SPO et ses partenaires dans la réponse de la Ville d’Ottawa à la pandémie ont toutefois mis en place un système pour identifier quels employés de FSLD seront les premiers à avoir l’opportunité de recevoir les 1500 premiers vaccins de Pfizer.

La Dre Etches explique que les travailleurs dans des établissements actuellement frappés par une éclosion n’ont pas été choisis puisque le vaccin peut donner des effets secondaires comme de la fatigue et on souhaite éviter que des travailleurs s’absentent. Pour la même raison, SPO n’a pas lancé l’invitation à l’ensemble des employés d’un FSLD en même temps.

Pour l’instant, il est difficile de dire si un grand nombre de travailleurs de la santé refusent d’obtenir le vaccin, comme on a pu le voir au CHSLD Maimonides à Montréal où environ 60% des employés ont refusé d’obtenir le vaccin dans les derniers jours, selon la médecin-chef de SPO.

Cette dernière soutient que les 1500 plages horaires disponibles pour obtenir une dose du vaccin de Pfizer trouvent rapidement preneurs. Il est pour l’instant impossible de savoir si les employés qui ont reçu l’invitation, mais qui n’ont pas pris de rendez-vous sont sceptiques face à ce remède ou bien s’ils n’ont tout simplement pas été assez rapides.

«Les gens ont des questions légitimes à propos de ce vaccin et c’est à nous d’y répondre, affirme Vera Etches. Depuis le début de la pandémie, lorsque nous prodiguons de l’information claire aux gens d’Ottawa, ils font les bonnes choses afin de protéger leurs concitoyens.»