Le maire d'Ottawa, Jim Watson.

Contrat d'entretien de l'O-Train: «Toutes les options sont sur la table», dit le maire Watson

Le maire d’Ottawa a rencontré des avocats lundi après-midi pour obtenir des avis légaux sur la possibilité de résilier le contrat d’entretien de la Ligne de la Confédération avec Rideau Transit Maintenance (RTM).

Cette réunion survient une semaine avant le dépôt d’un rapport des services municipaux détaillant les coûts qui seraient engendrés par la résiliation de cette entente d’une durée de 30 ans. Tant les coûts de la résiliation elle-même que les coûts opérationnels nécessaires pour assurer l’entretien de la ligne principale de l’O-Train.

« Toutes les options sont sur la table, affirme le maire, Jim Watson. Tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas un système dont nous sommes pleinement satisfaits, nous allons continuer de mettre de la pression sur ceux qui nous le livrent. »

Ce dernier n’appuie pas ouvertement la fin de la relation entre la Ville et RTM, contrairement à certains collègues du conseil municipal. Il préfère attendre d’avoir toute l’information avant de se prononcer.

« Je ne veux pas faire quelque chose d’extrême ou d’impulsif, simplement pour dire qu’on agit. Je ne veux pas causer encore plus de problèmes. C’est un contrat très complexe, comme vous le savez, affirme le maire d’Ottawa. Avant même de discuter d’une résiliation, on doit s’assurer que nous avons des assises légales robustes pour éviter de mettre en danger l’argent des contribuables en disant quelque chose de regrettable. »

M. Watson ouvre toutefois la porte à cette possibilité pour la première fois depuis le lancement de la Ligne de la Confédération l’automne dernier.

« Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que nous ne sommes toujours pas un client satisfait et on veut s’assurer que toutes les options soient disponibles pour le conseil afin de décider quelles sont les prochaines étapes. », lance
Jim Watson.

Phase 2

Une série de documents a été rendue publique lundi après-midi par le directeur général de la Ville d’Ottawa, à la demande du
conseil municipal.

On y retrouve notamment les avis légaux reçus par la municipalité qui ont mené à la décision de ne pas rejeter la soumission de SNC-Lavalin, même si son score technique était inférieur aux standards établis par la Ville dans le cadre du processus d’approvisionnement pour le prolongement de la Ligne Trillium.

Jim Watson soutient avoir été satisfait en lisant ces documents et croit qu’ils démontrent que la Ville a respecté les règles en place et a pris la bonne décision en retenant la soumission de SNC-Lavalin.