Le groupe qui s’oppose au déménagement de l’Armée du Salut au 333 chemin de Montréal déplore que la rencontre se déroule derrière des portes closes et que le public ne puisse pas y assister.

Confusion autour de la collecte de fonds

Les discussions qui doivent s’amorcer à la Ville d’Ottawa concernant le dossier du refuge de l’Armée du Salut sèment la confusion quant à la campagne de financement des membres de SOS Vanier.

À ce jour, près de 70 000 des 200 000 $ nécessaires à la contestation judiciaire ont été recueillis dans la communauté. Des collectes de fonds ont eu lieu au cours des derniers mois et les membres de SOS Vanier concentrent leurs efforts sur le concert et l’encan silencieux qui doivent avoir lieu le 14 avril, à la Légion royale canadienne du secteur Vanier.

Des employés municipaux et des représentants communautaires participeront à une réunion le 17 avril à la Ville d’Ottawa. Le groupe de travail doit aborder les questions du plan d’implantation de la construction d’un refuge de 350 lits dans le secteur Vanier.

« Je suis en contact via les courriels et Facebook et beaucoup de gens se demandent pourquoi la Ville tient cette réunion quand le 14, on a un gala d’organisé. Les gens sont motivés à amasser des fonds, mais ça jette un peu de confusion. Pourquoi donner de l’argent à SOS Vanier si on commence à parler à la Ville ? Ça nuit beaucoup à notre collecte de fonds », concède le porte-parole de SOS Vanier, Philippe Denault.

Selon M. Denault, la Ville brûle des étapes étant donné qu’une décision de l’ombudsman de l’Ontario est attendue. De plus, SOS Vanier en appelle de la décision du conseil municipal devant la Commission des affaires municipales de l’Ontario (CAMO).

Le groupe, qui s’oppose au déménagement de l’Armée du Salut au 333, chemin de Montréal, déplore que la rencontre se déroule derrière des portes closes et que le public ne puisse pas y assister.

« Avant la rencontre du 17 avril, on a encore beaucoup de choses à clarifier. […] On se demande pourquoi on fait cette réunion maintenant », se questionne M. Deneault.

De son côté, Mahtieu Fleury, le conseiller du quartier Rideau-Vanier, rappelle que la réunion du 17 avril fait partie du processus administratif.

« Peu importe la révision du groupe de travail, aucune décision ne sera prise sur le projet de l’Armée du Salut tant que la CAMO n’aura pas stipulé sur le zonage. Il n’y a aucun risque de construction ou d’avancement du dossier », explique-t-il. M. Fleury soutient que l’Armée du Salut est responsable pour la création du groupe de travail puisqu’elle a soumis un plan d’implantation.

Il compte assister à la première réunion, mais se réserve le droit de se retirer du groupe de travail si l’appel à la CAMO devient à risque.