Ottawa permettrait la construction d’un plus grand nombre de logements sur un même terrain dans les zones résidentielles de densité 4
Ottawa permettrait la construction d’un plus grand nombre de logements sur un même terrain dans les zones résidentielles de densité 4

Compromis pour une densification à échelle humaine à Ottawa

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
L’administration de la Ville d’Ottawa croit bien avoir trouvé le compromis pour densifier sa population tout en favorisant le développement à échelle humaine. La municipalité permettrait la construction d’un plus grand nombre de logements sur un même terrain dans les zones résidentielles de densité 4 (R4).

Le comité de l’urbanisme a étudié et adopté ce plan de l’administration jeudi matin qui prévoit notamment qu’entre 8 et 12 logements pourront être construits sur un terrain situé dans une zone R4, alors qu’on peut actuellement en avoir seulement 3 ou 4 en ce moment.

Dans un rapport présenté au comité jeudi, l’administration estime que ces changements apportés aux constructions permises en zone R4 favorisent la densification à échelle humaine en plus de faciliter la construction d’un plus grand nombre d’unités locatives.

En augmentant l’offre, la Ville croit que le prix des loyers pourrait diminuer.

« Les personnes qui se trouvent actuellement sur de longues listes d’attente en vue d’obtenir un logement subventionné font face à de faibles taux d’inoccupation et à des loyers qui augmentent constamment au-delà de ce qu’elles peuvent se permettre », écrit dans le rapport le directeur du développement économique et de la planification à long terme, Don Herweyer.

Ottawa permettrait la construction d’un plus grand nombre de logements sur un même terrain dans les zones résidentielles de densité 4.

Pas une solution parfaite

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, indique en entrevue avec Le Droit qu’il s’opposera au plan de l’administration lorsqu’il sera présenté au conseil municipal.

« Ça revient à ce que j’ai dit dans les débats sur le nouveau plan officiel. Je crois dans la densification, mais elle doit être absorbée dans l’ensemble des quartiers à l’intérieur de la ceinture de verdure, par juste dans les quartiers préétablis », lance M. Fleury.

Ce dernier considère que les changements proposés à la zone R4 ouvrent la porte à des projets immobiliers qui viendront dénaturer des quartiers existants. Mathieu Fleury estime également que la Ville rate une belle occasion de forcer la main des promoteurs afin d’inclure du logement abordable dans les nouveaux projets de construction résidentielle.

Même si le prix des loyers diminue d’ici quelques années en raison de la construction d’un plus grand nombre de nouveaux appartements, ce n’est pas suffisant pour s’attaquer aux besoins en matière de pauvreté à Ottawa, selon lui.

« Ça ne fera aucune différence pour les 12 000 personnes qui sont sur une liste d’attente pour obtenir un logement abordable. Ce ne sont pas eux qui vont en bénéficier », soutient le conseiller de Rideau-Vanier.