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Mathieu Fleury, conseiller de Rideau-Vanier
Mathieu Fleury, conseiller de Rideau-Vanier

Château Laurier: «est-ce qu'amélioré, c'est suffisant?», s'interroge Fleury

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, estime qu’il faudrait carrément un bâtiment qui imite le style du Château Laurier afin qu’il se range derrière une annexe proposée par les propriétaires de l’édifice historique.

Joint par Le Droit lundi, M. Fleury s’est expliqué plus en détail sur les raisons de son opposition aux plus récents plans présentés à la Ville d’Ottawa pour l’annexe que souhaite construire Larco Investments — l’entreprise propriétaire de l’hôtel —, même s’ils ont reçu la bénédiction de l’organisme Patrimoine Ottawa.

«Évidemment, ce qui a été présenté, c’est amélioré, mais dans un contexte où ce bâtiment-là est aussi iconique, est-ce qu’amélioré c’est suffisant?», se questionne le conseiller de Rideau-Vanier.

Position difficile

Ce dernier souligne que la Ville d’Ottawa a placé Patrimoine Ottawa dans une position difficile à l’été 2019 lorsqu’il a confirmé l’octroi d’un permis en matière de patrimoine pour la construction de l’annexe controversée au Château Laurier. Mathieu Fleury estime que l’organisme a possiblement dû mettre de l’eau dans son vin pour éviter de longs et coûteux recours judiciaires.

Le plus récent concept pour la construction d’une annexe au Château Laurier.

«Ça met les groupes comme ceux-là à couteaux tranchés entre eux. Le conseil prend une décision qui est la mauvaise, ils vont en appel pour protéger l’intégrité des efforts de la protection du patrimoine. Ils sont forcés dans un coin et ils signent une entente», relate M. Fleury.

Comme à Victoria

L’élu dit qu’il aimerait que Larco réalise des travaux similaires à ceux à d’autres hôtels de la série Fairmount au pays, comme à Victoria.

«On ne voit pas l’addition parce qu’ils ont utilisé les mêmes matériaux et les mêmes formes», explique Mathieu Fleury, qui dit les avoir vus lors d’un passage en Colombie-Britannique en 2019.

«Ce qu’on a, c’est un bâtiment très moderne. Pour moi, ça ne “fitte” pas dans le cadre de la Cité parlementaire. Tout le monde a une perspective 360 degrés de ce bâtiment. Que tu sois sur le pont Alexandra, dans le marché By ou au centre-ville, tu vois ce bâtiment, il a une force et une présence», conclut le conseiller municipal.