Un total de 45 000 cocos de plastique contenant des petits oeufs en chocolat ont été largués d'un hélicoptère.

Chasse aux oeufs hors du commun à Ottawa

Des enfants de 3 ans à 12 ans et leurs parents ont participé samedi à une cueillette d'oeufs de Pâques hors de l'ordinaire au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada à Ottawa alors qu'un total de 45 000 cocos de plastique contenant des petits oeufs en chocolat ont été largués d'un hélicoptère.
L'événement, une première à Ottawa, était organisé par l'église Kingdom Culture. Quelque 5500 personnes s'étaient inscrites à l'activité.
Il y a eu trois vagues de déversement d'oeufs, soit pour les groupes d'âge 3 à 5 ans, 6 à 8 ans et 9 à 12 ans. 
Les enfants, dont plusieurs étaient déguisés en lapin, étaient chacun munis d'un sac ou d'un panier pour leur récolte.
Quelque 90 000 oeufs en chocolat ont été incorporés dans les cocos de plastique de couleurs variées. Certains cocos contenaient aussi des prix de présence.
« Nous avons organisé cette activité parce que nous aimons la ville, pour donner aux familles quelque chose de gratuit à faire », a expliqué Matt Campbell, un des nombreux bénévoles.
Des jeux, des ateliers de danse, du maquillage et de la musique animaient les lieux.
La Cité, les chocolats Lindt, Héli-Tremblant et plusieurs commerces figuraient parmi les nombreux partenaires de l'événement.
D'autres chasses aux oeufs de Pâques se sont déroulées samedi à Ottawa, notamment au Diefenbunker et dans le marché By.
La saison des lapins de Pâques abandonnés est ouverte
La fin de la semaine pascale sonne le début de la saison des lapins abandonnés.
Kaylie Ngo, présidente d'un «orphelinat» à London, en Ontario, rappelle que cette saison connaît son apogée en juin et juillet, alors que les lapins vivants offerts, sans trop réfléchir, aux enfants à Pâques atteignent l'âge de quatre ou cinq mois.
Les lapins de Pâques ont en général deux mois lorsqu'ils sont offerts, mais leur personnalité commence à changer par la suite, explique Mme Ngo. Devenus «adolescents», les hormones «dans le tapis», ils aiment bien faire leurs besoins au gré du moment et détruire leur environnement immédiat.
Haviva Porter-Lush, directrice d'un autre refuge pour lapins abandonnés, à Cambridge, rappelle que les parents ne se rendent pas toujours compte des implications réelles et futures de ce cadeau si mignon, qui demande beaucoup plus d'attention qu'un lapin en chocolat.
Au chapitre des soins, dit-elle, les lapins sont plus près des chiens ou des chats. Contrairement aux hamsters ou aux gerboises, ils ne peuvent être gardés dans une petite cage: il leur faut un grand vivoir, ou même une pièce bien à eux.
Et au chapitre des coûts d'entretien, les lapins se rapprochent encore davantage des chiens et chats. Les parents qui ont déboursé 30 $ ou 40 $ pour acheter un lapin aux enfants ne réalisent pas que dans quelques mois, ils devront débourser de 300 $ à 700 $ pour le faire stériliser. Et le lapin a beau être le troisième animal de compagnie le plus populaire en Amérique du Nord, les vétérinaires ne sont pas tous habilités à soigner cet animal qualifié souvent d'»exotique».
Par ailleurs, les refuges comme ceux de Mmes Ngo et Porter-Lush n'ont pas l'espace et les ressources nécessaires pour garder très longtemps les lapins destinés à l'adoption. Le refuge de London n'accueille d'ailleurs plus de lapins confiés en personne par des parents penauds: il se consacre seulement aux lapins abandonnés en ville - car ces lapins domestiqués ne survivront pas longtemps s'ils sont lancés soudainement dans la nature.
Avec La Presse canadienne