Un cheval est mort après s’être effondré en pleine rue il y a quelques jours à Montréal.

Calèches dans le marché By: aucune comparaison à faire avec Montréal

Tandis qu’un cheval est mort après s’être effondré en pleine rue il y a quelques jours à Montréal, où les calèches seront interdites dans les rues dès 2020, la Ville d’Ottawa affirme que la situation qui prévaut dans la capitale fédérale n’est nullement comparable avec la métropole québécoise.

Même si on peut apercevoir de temps à autre des calèches déambuler dans le marché By, il n’y a actuellement pas d’exploitation de calèches comme c’est le cas à Montréal ou Québec, précise l’administration municipale.

D’ailleurs, l’industrie n’est pas expressément réglementée à Ottawa, signale-t-on. 

« Par contre, les règlements de zonage régissent les endroits où les chevaux et les voitures qui ne circulent pas peuvent être «rangés» dans des lieux non agricoles (comme le cœur du centre-ville). Ce qui existe à Ottawa s’apparente davantage à un service à court terme de promenade en chariot de foin souvent tiré par des chevaux, offert lors d’événements spéciaux. Cette exploitation doit se conformer au Code de la route et à toute législation applicable, telles la Loi sur la Société de protection des animaux de l’Ontario et les dispositions du Code criminel relatives aux animaux », indique Christine Hartig, conseillère stratégique au service des règlements de la Ville d’Ottawa.

De son côté, le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, soutient que les étables Cundel, basées sur la rue York, « ont une gestion des chevaux très différente que celle du Vieux-Montréal » et « qu’ils (les chevaux) ne sont pas actifs au quotidien ». 

Aucune plainte n’aurait été déposée au sujet de la santé ou du bien-être des chevaux à Ottawa. 

Quant au maire Jim Watson, il dit reconnaître que les propriétaires des calèches tirées par des chevaux « ont des responsabilités » et ajoute espérer que ceux-ci « continueront leurs activités en priorisant le bien-être de ces animaux. »

À Gatineau

Du côté de la Ville de Gatineau, aucune calèche ne circule dans les rues sur une base régulière à moins d’avoir obtenu un permis d’exploitation lors d’un événement spécial. 

« Nul ne peut conduire un véhicule hippomobile sur un chemin public situé dans le secteur  urbain, une bande cyclable, un sentier récréatif, une place publique, dans un parc, un terrain de jeux ou autres endroits semblables à moins  que la signalisation ne le permette ou d’être en possession d’un permis d’exploitation délivré par la Ville l’autorisant », stipule l’article 17 du Règlement numéro 300-2006 concernant la circulation et le stationnement.