La ville d'Ottawa a déversé cet été près de 500 millions de litres d'eaux usées dans la rivière des Outaouais.

Budget: des attentes pour l'assainissement de la rivière

La promesse d'octroi de fonds pour les «projets d'infrastructure majeurs» dans le prochain budget du ministre fédéral Jim Flaherty, déposé aujourd'hui, est de bon augure pour le projet d'assainissement de la rivière des Outaouais, espère le maire Jim Watson.
La Ville d'Ottawa le dit sur toutes les tribunes depuis quelques mois: elle cherche un appui de 65 millions$ du gouvernement afin d'entamer la phase la plus dispendieuse de son Plan d'action de la rivière des Outaouais. Un tel financement, jouxté à une injection similaire de l'Ontario, permettrait à la Ville de construire un tunnel souterrain de rétention de six kilomètres afin d'amoindrir le nombre de déversements d'eaux usées.
«Nous espérons que la prochaine phase du Plan d'action de la rivière des Outaouais sera financée dans le budget fédéral. À tout le moins, nous espérons obtenir une indication claire des critères du programme de financement, a indiqué hier le maire Watson. Si nous pouvons recevoir le financement requis du fédéral et de la province, nous pourrions être en chantier l'an prochain et terminer le projet d'ici 2017.»
Par ailleurs, les 975 millions$ recherchés pour assurer le prolongement du train léger vers l'est, l'ouest et le sud de la municipalité ne s'avèrent pas une priorité pour le budget 2014, avance M. Watson. «La Ville doit mener à bien le processus d'évaluation environnementale avant de demander un financement. Nous n'anticipons pas formuler une demande de fonds pour la deuxième phase du train léger avant 2015, au plus tôt», informe-t-il.
Est ontarien
Comme à Ottawa, les infrastructures restent aussi le nerf de la guerre dans l'Est ontarien. Les municipalités des Comtés unis de Prescott et de Russell (CUPR) attendent un coup de pouce du fédéral pour garder la tête hors de l'eau.
«Nous nous attendons à ce que le gouvernement du Canada injecte massivement dans les infrastructures», a déclaré pour sa part Stéphane Parisien, directeur général du gouvernement régional.
De plus, ce dernier souhaite une bonification des programmes de financement destinés à mousser les projets récréotouristiques, comme celui prévu au coeur de la forêt Larose, à Bourget.
«Je ne m'attends pas à beaucoup de surprises, ajoute Jean-Paul St. Pierre, maire de Russell et président des CUPR. Mais la priorité reste les infrastructures. Nous nous attendons au maintien du programme de redistribution de la taxe sur l'essence ainsi que des investissements pour la création d'emploi chez les jeunes.»
De son côté, le Regroupement des gens d'affaires de la Capitale nationale (RGA) prône une bonne gestion des fonds publics, avec notamment la réduction de la dette «dans un délai raisonnable», sans nuire à la croissance économique locale ou nationale.
«Nous croyons qu'il serait souhaitable d'adoucir l'urgence de rembourser le déficit qui est pourtant très raisonnable en fonction de notre PIB, tant et aussi longtemps que le secteur privé n'affichera pas des signes concrets d'expansion et d'activité économique plus soutenus que ce que nos membres et nous observons en ce moment», a fait savoir Joanne Lefebvre, présidente-directrice générale de l'organisme, qui souhaite également voir des mesures concrètes pour soutenir les PME, moteurs de la création d'emplois.
Avec Samuel Blais-Gauthier