Devant ce consensus budgétaire autour de la table, le maire d'Ottawa Jim Watson n'a pas caché sa satisfaction.

Budget adopté à l'unanimité à l'hôtel de ville d'Ottawa

C’est à l’unanimité, contrairement à l’an dernier qui avait été marqué par de longs débats, que le conseil municipal d’Ottawa a adopté mercredi le budget 2019, chiffré à 3,6 milliards $.

Les élus ont donc donné leur sceau d’approbation pour une augmentation de 3 % de l’impôt foncier, ce qui signifie que les propriétaires en milieu urbain subiront une hausse moyenne de 113 $ de leur compte de taxes, tandis que les citoyens habitant dans les secteurs ruraux devront piger 93 $ de plus dans leurs poches. Un accroissement de 4,8 % des redevances pour l’eau est aussi à prévoir, le tout représentant 36 $ par an pour un ménage de taille moyenne.

Après une heure de discussions sans vagues, le conseil a accepté d’aller de l’avant avec un budget qui prévoit entre autres une somme de 15 millions $ pour la construction notamment de 125 logements abordables additionnels sur le territoire, majoritairement situés à proximité des stations de transport en commun. Ce nombre pourrait doubler si les autres paliers de gouvernement accordent à la capitale un financement équivalent. 

Devant ce consensus autour de la table, le maire Jim Watson n’a pas caché sa satisfaction.

« Ce budget-là permet de maintenir la hausse de taxes au niveau auquel je m’étais engagé lors de la dernière campagne électorale. C’était important, je voulais tenir ma parole. […] Je pense que tout le monde reconnaît qu’il s’agit d’un budget abordable et compatissant », a-t-il déclaré en mêlée de presse. 

Le budget prévoit entre autres plus d’argent pour le réasphaltage des routes (+14 M$), l’entretien des trottoirs (+ 10 M$) et les opérations hivernales (+2,4 M$). Une somme de 85 M$ est également réservée pour l’achat, la remise à neuf et le remplacement d’autobus, sans compter que le transport en commun sera dorénavant offert gratuitement aux aînés les dimanches.

Alors que davantage d’argent sera investi dans ce domaine cette année, certains conseillers dont Rick Chiarelli, Carol Anne Meehan et Jan Harder, ont exprimé des préoccupations quant au déneigement des rues et trottoirs, que plusieurs jugent déficient cet hiver. 

« La politique que l’on a appliquée n’a pas donné les résultats escomptés. J’aimerais que l’on envisage de trouver des possibilités d’agir différemment, pour garantir une plus grande sécurité », a mentionné Mme Harder, faisant entre autres référence aux écoliers marcheurs.

Le maire Watson a avoué qu’avec le rigoureux hiver que connaît la capitale, la qualité du déneigement n’a pas été optimale jusqu’ici cette année.

« Sur les artères principales, je suis satisfait, mais dans les rues résidentielles, c’est vraiment un problème, surtout les trottoirs, où il y a des bosses. J’appuie le personnel pour trouver des solutions et améliorer la situation », a-t-il dit.