Bilinguisme: plusieurs appuis parmi les aspirants élus

Le conseil municipal pourrait-il être composé d'une majorité d'élus favorable à l'idée de faire d'Ottawa une capitale officiellement bilingue, au lendemain des élections du 27 octobre prochain?
Cela est bien possible, selon les données préliminaires d'un sondage envoyé à des candidats aux élections municipales.
Sur les quelque 70 prétendants sondés, une vingtaine a déjà répondu au questionnaire envoyé par le Comité sur la représentation créée à la suite des États généraux de la francophonie d'Ottawa, alors que 82% d'entre eux se sont dits en faveur du bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa.
Il y a toutefois loin de la coupe aux lèvres, les répondants étant en très grande majorité des candidats non élus.
«Ça annonce de belles choses, mais il reste à voir combien de ces candidats seront élus», modère le coordonnateur du comité, Luc Léger.
M. Léger confirme qu'un candidat au poste de maire a répondu par l'affirmative à la question du bilinguisme officiel, sans toutefois dévoiler son nom.
De plus, 70% répondants ont indiqué que la francophonie devrait occuper une plus grande place dans la capitale, se réjouit-il.
«Ce qui me surprend le plus, c'est que les candidats qui ont répondu au sondage, ce sont majoritairement des anglophones», dit-il. «Il n'y a qu'un seul candidat qui a dit qu'il n'était pas en faveur du bilinguisme officiel, mais il y a quelques candidats qui n'ont pas répondu à la question.»
L'idée de faire d'Ottawa une ville officiellement bilingue a déjà gagné l'appui - à tout de moins moral - de politiciens provinciaux et fédéraux. Il est toutefois de la prérogative du conseil municipal de demander, si c'est son désir, une telle désignation.