Bilan de l'année 2016

Un personnage: Guy Laflamme
Le directeur général du Bureau d'Ottawa 2017, Guy Laflamme
Alors que tous les yeux seront rivés sur la capitale fédérale en 2017, l'homme derrière les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération et son équipe promettent d'en mettre plein la vue.
Directeur général du Bureau d'Ottawa 2017, Guy Laflamme compte changer l'image de ville tranquille qu'on accole souvent à la capitale.
Près de 170 événements majeurs sont prévus d'ici la fin de l'année 2017.
On compte entre autres la finale du Red Bull Crashed Ice, le théâtre urbain de La Machine avec son dragon cracheur de feu, la production multimédia Kontinuum dans une station du train léger, le repas en altitude, et le pique-nique interprovincial sur le pont Alexandra.
L'objectif est d'accueillir près de 10 millions de touristes lors des célébrations du 150e, et déjà, les chambres d'hôtel vacantes se font rares pour 2017.
Un lieu: les plaines LeBreton
Le projet IllumiNATION
La Commission de la capitale nationale (CCN) a arrêté son choix et négocie avec RendezVous LeBreton afin de redévelopper les plaines LeBreton.
Le groupe des Sénateurs d'Ottawa a obtenu la plus haute note lors de l'étape de sélection, au printemps dernier.
Le projet IllumiNATION propose entre autres un nouvel aréna de 18 500 places pour les Sénateurs, plus de 4000 unités d'habitation, cinq districts, un toit vert et la couverture du corridor du train léger afin d'occuper l'espace de 53 acres.
Présentement en négociation, la CCN explique faire preuve d'un «optimisme prudent». Les deux parties souhaitent en venir à une entente d'ici un an.
Si les négociations devaient échouer, le projet du deuxième promoteur dans la course, DCDLS, pourrait ressusciter.
Un mot: Uber
Depuis le 30 septembre dernier, les voitures Uber circulent légalement dans les rues d'Ottawa.
Malgré la grogne des chauffeurs de taxi, la Ville d'Ottawa a finalement donné le feu vert au service de covoiturage Uber.
Les voitures Uber circulent légalement dans les rues de la capitale depuis le 30 septembre dernier, même si plusieurs y roulaient sans respecter le règlement municipal depuis plus d'un an.
Les chauffeurs de taxi affirment être traités de manière inéquitable. Selon eux, la Ville d'Ottawa les a laissés tomber et a causé de torts importants à leur industrie.
La nouvelle réglementation pour les exploitants de transport privé, comme Uber, prévoit des normes en matière de sécurité et de protection du consommateur. En août dernier, la compagnie Metro Taxi, qui opère sous le nom Capital Taxi, a déposé une poursuite de 215 millions $ contre la Ville.
Toutefois, la municipalité soutient que le demandeur fait pression sur elle pour éliminer leur concurrence plutôt que de rivaliser avec Uber.
L'administration municipale soutient qu'elle n'a pas la responsabilité de protéger l'industrie du taxi de pertes financières qui pourraient survenir à la suite de l'entrée en fonction légale d'Uber.
Trois chiffres: 40-28-5
L'affaissement d'une partie de la rue Rideau n'a pas fait de blessé.
Un cratère de 40 mètres de long, 28 mètres de large et 5 mètres de profondeur s'est formé sur la rue Rideau en juin dernier. 
La rue s'est affaissée alors que des travailleurs s'affairaient à creuser le tunnel qui accueillera la station Rideau de la ligne de la Confédération du train léger.
Une importante conduite d'eau a été sectionnée au moment de l'affaissement. 
L'incident n'a pas fait de blessé, mais une camionnette a été engloutie. Le véhicule fera partie du sous-sol d'Ottawa à jamais, puisqu'il a été coulé dans le béton lors des travaux visant à colmater le trou. 
Les images du cratère sont devenues virales sur les réseaux sociaux, alors plusieurs photomontages humoristiques ont été créés. 
Une portion de la rue Rideau et des artères environnantes ont été fermées et des avis d'ébullition ont été émis. Certains commerçants ont dû fermer leurs portes pendant les travaux. Les causes de l'affaissement ne sont pas encore connues. 
La Ville attend un rapport au courant de 2017.
Une résolution: Ottawa, ville bilingue
Plusieurs acteurs franco-ontariens ne cachent pas leur souhait de voir Ottawa être désignée officiellement bilingue à l'aube des festivités du 150e anniversaire de la Confédération, en 2017.
Au cours de la dernière année, l'Université d'Ottawa, le collège La Cité, le Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale et l'hôpital Montfort figurent parmi les organismes ayant donné leur appui au projet, en plus des nombreuses associations de francophones.
Dans le plus récent sondage publié par le mouvement Ottawa Bilingue, on apprenait que les anglophones et les francophones appuient la désignation dans une proportion de 67%.
Le maire Jim Watson maintient que la politique actuelle fonctionne bien et il considère que la ville est bilingue. De son côté, le conseiller Mathieu Fleury, qui appuie le mouvement Ottawa Bilingue, a affirmé qu'il ne présenterait pas le projet devant le conseil tant qu'il n'aurait pas la certitude qu'au moins 17 élus l'appuieraient.