Les opposants au projet de méga refuge sur le chemin Montréal à Ottawa ont à nouveau protesté, dimanche.

Autre manif contre le projet de méga refuge à Vanier

Les opposants au projet de méga refuge de l’Armée du Salut sur le chemin Montréal à Ottawa poursuivent leur combat.

Près d’une centaine de personnes se sont réunies dimanche après-midi au 333, chemin de Montréal, là où l’immeuble de 350 lits doit être construit, pour souligner ce qu’ils considèrent être un triste anniversaire, soit le dévoilement il y a un an du projet de centre multifonctionnel de l’organisation.

« Les refuges sont des modèles désuets », a opiné Gisèle Bouvier, une résidente du quartier Vanier, avant d’entreprendre une marche avec les autres opposants sur le chemin de Montréal jusqu’au parc Riverain.

« Dans plusieurs pays, ils ont découvert que le modèle du logement d’abord fonctionne mieux. Ça aide à intégrer les gens à la société tandis qu’une personne qui habite toujours dans un refuge est une personne sans abri. Si on veut mettre fin à l’itinérance, il faut leur donner une demeure », a continué Mme Bouvier.

Le leader du mouvement de protestation SOS Vanier, Drew Dobson, a précisé que les citoyens du secteur cherchent toujours à bloquer le projet, et exigent de la Ville d’Ottawa « qu’elle réévalue la manière dont elle traite les dossiers liés à l’itinérance et aux logements sociaux ».

« Il n’y a aucun besoin pour qu’un tel refuge soit construit n’importe où à Ottawa. La Ville devrait adopter le modèle de logement d’abord et voir à des refuges plus petits là où c’est nécessaire », a expliqué M. Dobson.

Les opposants au projet, dont le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, souhaitent toujours que la Commission des affaires municipales de l’Ontario (CAMO) rejette le projet.

« Nous sommes en plein processus d’appel, a précisé M. Fleury. Rien ne peut être construit tant qu’il n’y a pas eu de révision légale à la CAMO. »

M. Fleury et les députées Mona Fortier et Nathalie Des Rosiers tentent toujours d’obtenir une rencontre avec la commissaire de l’Armée du Salut, Susan McMillan.

Le centre de ressources qui est prévu doit offrir 350 lits, dont 140 pour les situations d’urgence, ainsi que plusieurs programmes pour les personnes vivant différentes problématiques. Le coût du projet est évalué à 53 millions $.