Encore à ce jour, on voit la reconstruction de maisons qui se poursuit à Dunrobin.

Après la tornade de 2018, Dunrobin se reconstruit toujours [VIDÉO]

Loin de se douter de ce qui l’attendait, le conseiller de West Carleton-March, Eli El-Chantiry, participait à une foire communautaire du quartier Dunrobin avec des dizaines de ses concitoyens le 21 septembre 2018.

« Vers 16 h, ils ont interrompu les activités. Ils ont mis fin à tout et ont dirigé les gens vers l’intérieur de l’aréna à proximité », se rappelle M. El-Chantiry un an plus tard.

Environ 90 minutes plus tard, l’élu commençait à donner des entrevues aux médias locaux pour les mettre à jour sur les dégâts causés par les vents allant jusqu’à 265 km/h, amenés par une tornade de catégorie F3 sur l’échelle Fujita.

« Je me dirigeais vers Constance Bay, jusqu’à ce que j’entende qu’une tornade avait frappé Dunrobin. Je suis arrivé quelques minutes après son passage », raconte Eli El-Chantiry.

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Des conséquences qui perdurent

Encore à ce jour, quand on circule sur des rues de Dunrobin — comme le sentier Porcupine —, on voit la reconstruction de maisons qui se poursuit. Un rappel des dommages que la tornade a laissé sur son passage.

Le 21 septembre l'année dernière, une tornade de catégorie F3 s'est acharnée sur les rues de Dunrobin, à Ottawa.

Pour le conseiller municipal du quartier, il est normal que la situation ne soit pas complètement rétablie, même après tout ce temps. M. El-Chantiry souligne qu’une trentaine de maisons ont, soit été complètement détruites par le cyclone, soit subies des dommages assez importants pour forcer leur démolition.

Le tout, sans compter le nombre de résidences qui ont eu besoin d’importantes rénovations.

« La communauté a fait face à deux principaux défis : trouver un entrepreneur pour effectuer les travaux et obtenir une compensation de leurs assurances. Certains assureurs n’étaient pas aussi coopératifs que d’autres », affirme l’élu de West Carleton-March.

Au-delà des dommages physiques, il y a les ravages psychologiques que la catastrophe naturelle a laissés sur son passage.

« Personnellement, j’ai déménagé dans trois maisons différentes depuis mon arrivée au Canada et je n’ai construit aucune d’entre elles. Je ne suis pas un constructeur, je ne suis pas manuel. C’est difficile, c’est un long processus de tout recommencer et de construire ta maison », soutient Eli El-Chantiry.

« Il ne faut pas oublier que ces gens ont été relocalisés dans des hôtels ou chez des membres de leur famille, ajoute l’élu. C’est correct de ne pas être correct et demander de l’aide, de vouloir parler de ses problèmes. C’est une situation troublante, tous les changements apportés dans leur vie. »

La communauté de Dunrobin va souligner le premier anniversaire de cet incident troublant durant trois événements distincts, ce samedi. Les résidents vont notamment se rassembler au centre communautaire de Dunrobin en après-midi.