Catherine Fortin LeFaivre.

Appui pour un centre d'injection dans Rideau-Vanier

La candidate dans Rideau-Vanier, Catherine Fortin LeFaivre, se dit ouverte à l'idée d'un centre d'injection supervisée dans son quartier.
L'aspirante conseillère municipale avance que des preuves «écrasantes» indiquent qu'une telle pratique diminue les infections et améliorerait ainsi la santé publique générale à Ottawa. «Je crois qu'il est important d'offrir un endroit sécuritaire, où les consommateurs peuvent demander de l'aide et éviter les surdoses.»
Selon Mme Fortin LeFaivre, il faut faire plus pour remédier au taux élevé de VIH et d'hépatite C à Ottawa - l'un des plus élevés au pays - et à la quantité d'aiguilles souillées trouvées dans les terrains de jeu et les cours des résidants de Rideau-Vanier.
Elle a mis en lumière quelques «inquiétantes statistiques» pour appuyer sa démarche. Elle rappelle que 70,5% des gens qui consomment des drogues par voie intraveineuse à Ottawa sont porteurs du virus de l'hépatite C. Environ 40 décès dus à des surdoses sont signalés chaque année dans la capitale nationale, et plus de 6000 aiguilles ont été retrouvées en 2012 par l'équipe dévouée à leur ramassage.
Des avis divergents
Le maire Jim Watson s'oppose toutefois à l'instauration d'un centre d'injection. Il privilégie plutôt le traitement des toxicomanes. De son côté, le chef du Service de police d'Ottawa, Charles Bordeleau, croit qu'un tel besoin est inexistant pour le moment à Ottawa.
Mme Fortin LeFaivre rétorque qu'il est sensé sur le plan économique d'offrir un accès à de tels sites. Cette approche permet de réduire considérablement les coûts pour le système de santé par la prévention des maladies, dit-elle. À cet effet, la Société canadienne du sida avance que le traitement d'une personne infectée par le VIH coûte 250000$ au système de santé. De plus, selon l'étude TOSCA, on estime que l'ouverture d'un site de consommation supervisée à Ottawa réduirait le nombre de cas de VIH de 10 par année et le nombre de cas d'hépatite C de 35.