Le conseiller du quartier Collège, Rick Chiarelli.

Allégations d'inconduite à Ottawa: Rick Chiarelli nie tout et suggère un coup monté

Ciblé par des allégations de conduite inappropriée à l’endroit d’employées et de femmes candidates pour des postes à son bureau, le conseiller du quartier Collège à Ottawa, Rick Chiarelli, nie véhément avoir commis ces gestes répréhensibles dans sa première déclaration publique sur cette affaire et accuse un adversaire politique d’avoir organisé une attaque concertée contre lui.

Jusqu’à maintenant, l’élu ne s’était exprimé qu’à travers son avocat dans des communications avec la CBC qui a diffusé deux reportages sur les présumées inconduites de M. Chiarelli.

Par voie écrite, le conseiller se dit victime d’une approche de «mentalité de troupeau» qui déforme la nature d’interactions survenues dans son passé. «La situation est devenue tellement sérieuse [...], je dois écrire cette déclaration pour défendre mon honneur, ma réputation et trois décennies de service public.»

Rick Chiarelli dit avoir retenu les services d’un avocat en juillet dernier, avant la publication d’un premier reportage sur sa présumée conduite inappropriée. Il prétend qu’il se savait susceptible d’être la cible d’attaques en raison de ses prises de position concernant le processus d’approvisionnement de la phase 2 du train léger — qui fait l’objet d’une enquête du vérificateur général.

«Je n’avais aucune idée, à ce moment-là, de la direction que prendraient ces attaques. Nous avons ensuite appris qu’un de mes adversaires tentait de persuader un certain nombre de femmes de s’organiser pour parler de moi de façon négative. Certaines des femmes approchées font définitivement partie de ceux qui ont parlé aux médias.»

Le conseiller du quartier Collège déplore également que ces plaintes soient traitées par le commissaire à l’intégrité de la Ville d’Ottawa, un processus qui «limite sa capacité à se défendre» puisqu’il ne peut y connaître l’identité de la plaignante. M. Chiarelli préférerait faire l’objet d’une plainte au Tribunal des droits de la personne.

Dans chacun de ses reportages, la CBC a parlé avec six femmes — des employées, ex-employées et des femmes qui ont obtenu une entrevue avec le conseiller — et la grande majorité d’entre elles confirment avoir déjà entendu le conseiller tenir des propos déplacés.

Une ex-employée a notamment accepté de parler à visage découvert pour raconter que l’élu a régulièrement acheté des tenues légères pour elle, l’invitant fortement à les porter durant certains événements dans le cadre de son travail, en plus de l’envoyer à plusieurs reprises dans des bars d’effeuilleuses de la région pour «espionner un autre conseiller municipal qui se trouvait supposément sur les lieux».

Dans sa lettre, l’élu dénonce également la décision de ses collègues de ne pas lui accorder un congé prolongé. Il affirme vivre avec de «sérieux problèmes de santé» depuis la mi-août.