Malgré les allégations sérieuses contre le conseiller Rick Chiarelli, une révision externe ne soulève pas d’enjeu systémique dans le processus d’embauche d’employés aux bureaux d’élus municipaux à Ottawa.
Malgré les allégations sérieuses contre le conseiller Rick Chiarelli, une révision externe ne soulève pas d’enjeu systémique dans le processus d’embauche d’employés aux bureaux d’élus municipaux à Ottawa.

Affaire Chiarelli: le début d'une conversation, dit le greffier municipal

Malgré les allégations sérieuses contre le conseiller Rick Chiarelli, une révision externe ne soulève pas d’enjeu systémique dans le processus d’embauche d’employés aux bureaux d’élus municipaux à Ottawa.

«Tous les conseillers comprenaient qu’ils étaient tenus de respecter leur Code de conduite durant le processus de recrutement et d’embauche de leur personnel», écrivent notamment les consultants retenus pour conduire cet examen du processus.

Malgré qu’aucun enjeu systémique n’ait été noté, le greffier municipal, Rick O’Connor, a souligné mardi matin devant le Comité des finances et du développement économique qu’il voyait cette révision des processus d’embauche comme «le début d’une conversation».

L’étude de ce rapport par le Comité a été marquée par l’intervention de Fiona Mitchell, une employée au bureau du conseiller de Kitchissippi, Jeff Leiper. Elle s’est notamment dite troublée lorsqu’elle a entendu les histoires racontées par certaines collègues au bureau de M. Chiarelli.


« En côtoyant cette personne, ça peut devenir un visage connu et amical vers qui se tourner si quelque chose nous arrive »
Fiona Mitchell

Mme Mitchell a notamment souligné qu’il n’existe a pas de guide à suivre pour travailler dans un bureau politique et que la précarité de l’emploi peut inciter ces travailleurs à garder le silence devant une situation abusive, par crainte de perdre son emploi.

Si la conseillère du quartier Baie, Theresa Kavanagh, a évoqué la possibilité qu’un syndicat soit formé pour représenter ces travailleurs en cas de souci, Fiona Mitchell suggère qu’à tout le moins, qu’un employé avec plus d’expérience agisse à titre de parrain pour les nouvelles embauches.

«En côtoyant cette personne, ça peut devenir un visage connu et amical vers qui se tourner si quelque chose nous arrive», affirme l’employée du conseiller Leiper.

Pour l’instant, l’approche élaborée par l’administration propose la création d’une trousse de recrutement pour les membres du conseil municipal, une formation obligatoire pour les nouveaux élus et une refonte du contrat de travail des employés d’élus de la Ville d’Ottawa pour que leur statut soit moins précaire.