Au total, 51 500 animaux de compagnie sont enregistrés sur son territoire avec des licences dont le coût unitaire varie entre 20 et 40 $, selon l’âge de la bête et si elle est stérilisée ou non.

700 000 $ en licences pour animaux

L’enregistrement des animaux domestiques a permis à la Ville d’Ottawa d’encaisser des revenus de 682 000 $ en 2017, selon des données obtenues par Le Droit. Impossible cependant pour la capitale de savoir avec exactitude combien de propriétaires de chats et de chiens font fi de la réglementation en vigueur.

Au total, 51 500 animaux de compagnie sont enregistrés sur son territoire avec des licences dont le coût unitaire varie entre 20 et 40 $, selon l’âge de la bête et si elle est stérilisée ou non. De ce nombre, on compte un peu plus de 19 000 animaux d’assistance ou encore bénéficiant d’un enregistrement à vie, un programme qui a pris fin il y a plus d’une décennie.

Les revenus engrangés par la Ville grâce à l’enregistrement des animaux l’an dernier étaient en léger recul de 3 % par rapport à 2016.

Le constat d’infraction pour avoir omis d’enregistrer un animal domestique s’élève à 125 $, mais impossible de savoir combien de contrevenants ont dû sortir leur portefeuille l’an dernier, la Ville ne tenant aucun registre des montants cumulés pour ces amendes.

« Les sommes qui y sont reliées sont versées dans le compte des recettes générales de la Ville », explique le gestionnaire de programme, Services des règlements municipaux, Jake Gravelle.

Ce dernier soutient qu’on peut présumer sans se tromper que le nombre d’animaux sur le territoire est plus élevé que ce que laissent croire les chiffres officiels, mais pincer les citoyens qui enfreignent le règlement est une tâche difficile, dit-il.

« Nous n’avons pas assez d’agents pour nous permettre de faire du porte-à-porte pour vérifier si les animaux ont une licence. On se promène et on intervient seulement lorsqu’on reçoit des plaintes. Dans de tels cas, on fait alors enquête et si l’on s’aperçoit que l’animal n’est pas enregistré, le propriétaire dispose de 24 à 48 heures pour régler la situation. Autrement, des procédures seront entamées », affirme M. Gravelle.

Le gestionnaire municipal rappelle aussi que si un citoyen apporte à la Société protectrice des animaux (SPA) un animal retrouvé sans licence, le propriétaire n’aura d’autre choix que de se plier à la réglementation en payant les frais nécessaires lorsqu’il viendra le récupérer.

Selon la Ville, même s’il y aura toujours un certain nombre de citoyens qui refusent obstinément de suivre les règles établies, les mentalités ont évolué depuis quelques années.

« Les revenus pour les enregistrements sont assez stables d’année en année. Les gens sont plus conscientisés, sans compter qu’il y a plusieurs moyens à leur disposition pour se procurer une licence. Il y a la SPA, la Ville et ses centres de services, quelques animaleries et ça peut aussi se faire en ligne. Ça ne prend que cinq minutes, il n’y a pas d’excuse à avoir pour ne pas enregistrer son animal », de dire M. Gravelle.