Un grand héron s’envole dans les méandres des îles de Boucherville

Ottawa veut protéger un chapelet d’îles du fleuve Saint-Laurent

MONTRÉAL - Un chapelet d’îles du fleuve Saint-Laurent devraient être protégées afin de préserver des espèces animales et des oiseaux en péril dont c’est l’habitat naturel. La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, a annoncé mercredi matin le projet, qui vise à désigner ces îles comme «réserve nationale de faune».

L’initiative vise 27 îles, réparties sur une centaine de kilomètres: les îles de Boucherville, les îles de Varennes et de Verchères ainsi que celles du lac Saint-Pierre.

Au total, le fédéral a fait part de son intention de protéger près de 775 hectares.

Le projet n’est toutefois pas entièrement ficelé et il reste à voir si le gouvernement libéral pourra le mettre à exécution avant les prochaines élections fédérales. Mais il a l’appui de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et de Sylvie Vachon, présidente-directrice générale de l’administration portuaire de Montréal.

Environnement Canada a fait savoir que ces îles sont situées dans un corridor géographique fortement utilisé par les oiseaux migrateurs et offrent des habitats importants pour des espèces en péril comme le petit blongios, le hibou des marais et le pic à tête rouge.

Présente à Montréal pour le Sommet des champions de la nature, la ministre McKenna en a aussi profité pour annoncer un investissement dans un projet de Nature-Action Québec visant à protéger 100 hectares de terres situés à divers endroits en Montérégie, dans un secteur que l’organisme appelle «la ceinture verte de Montréal». Le mont Rougemont, le mont Rigaud et diverses terres à Contrecoeur et à Saint-Bruno permettront d’ajouter des aires de conservation comprenant des forêts matures, des marécages et des milieux humides.

Le fédéral a investi 565 000 $ pour acheter ces terres.