Un employé dans une usine d'Amazon, géant mondial du commerce électronique.
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Ottawa: les robots n'ont pas besoin de stationnement

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
L’utilisation croissante de technologies automatisées dans des bâtiments industriels et des entrepôts entraîne d’importantes transformations dans plusieurs aspects de notre société: du marché du travail à… l’urbanisme?

La Ville d’Ottawa a révisé ses règles entourant le zonage pour ce type d’édifices afin de réduire le nombre d’espaces de stationnement autorisés sur le terrain de nouvelles constructions.

«Les règles existantes pour déterminer le nombre de stationnements pour un entrepôt ou une usine sont basées sur un ratio qui assure un lien direct entre la surface du bâtiment et le nombre d’employés. Cette approche n’est plus pertinente quand des robots et des technologies automatisées entrent dans le portrait», écrit le directeur général du développement économique et de la planification à long terme d’Ottawa, Don Herweyer, dans un rapport présenté au Comité de l’urbanisme jeudi.

M. Herweyer indique également qu’une réduction de la taille des espaces de stationnement serait cohérente avec les orientations du nouveau Plan officiel qui sont de réduire notre dépendance à l’automobile et d’encourager les modes de transport alternatifs.

«Réduire la superficie d’un espace asphalté […] minimise le ruissellement des eaux pluviales et augmente le couvert végétal sur le terrain», ajoute Don Herweyer dans son rapport.

Le Comité de l’urbanisme a approuvé cette réduction de l’espace de stationnements octroyés aux édifices industriels. Ces nouvelles orientations doivent maintenant être étudiées par le conseil municipal avant d’entrer en vigueur.