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Ottawa

Protection des édifices historiques: Patrimoine Ottawa soutient le sénateur Joyal

Patrimoine Ottawa donne son appui au projet de loi présenté par le sénateur Serge Joyal au sénat, plus tôt cette semaine, visant à renforcer la Loi sur la capitale nationale en ce qui a trait aux bâtiments et aux autres ouvrages d’importance nationale.

La proposition du projet de loi S-203 découle de la saga entourant l’agrandissement du Château Laurier. Avec le projet de loi S-203, la Commission de la capitale nationale (CCN) se verrait principalement attribuer le pouvoir de limiter ce qui peut être construit et démoli « dans un rayon de 500 mètres d’une parcelle sur laquelle se trouve un édifice ou un autre ouvrage d’importance nationale ». 

« Il est anormal et inacceptable que le Canada soit le seul pays du G7 ne prévoyant pas de mesures de protection pour ses lieux historiques nationaux, a déclaré le président de l’organisme, Richard Belliveau. Le sénateur Joyal tient à trouver une solution qui préserve l’intégrité de l’historique Château Laurier, et ce, depuis que les premiers plans à l’architecture incompatible ont été rendus publics. Patrimoine Ottawa appuie entièrement ce projet de loi. »

Le projet de loi S-203 demande également une modification à la Loi faisant que les Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada s’appliquent « à toute modification ou tout agrandissement d’un immeuble ou d’un ouvrage qui concerne un lieu historique national »

Ottawa

Logement et lutte à l’itinérance: Ottawa face à l’ampleur du défi

La question du logement a retenu l’attention une bonne partie de la semaine dans la capitale fédérale : l’éviction du campement de la station Bayview, une grande manifestation et une possible déclaration de l’état d’urgence.

Catherine McKenney, qui représente le quartier Somerset au conseil municipal d’Ottawa, a déposé mercredi une motion en prévision de la prochaine séance du conseil municipal afin de déclarer l’état d’urgence en matière de logement abordable et d’itinérance.

Ottawa

Rick Chiarelli doit subir une opération à cœur ouvert

Dans une note envoyée à ses collègues du membres du conseil municipal d'Ottawa et aux médias anglophones de la région, Rick Chiarelli annonce qu’il devra subir une opération à cœur ouvert.

Selon plusieurs médias de la région, l’élu du quartier Collège doit subir un quadruple pontage. Il aurait appris la nécessité de cette intervention peu de temps après avoir quitté l’hôtel de ville d’Ottawa, durant la séance du conseil municipal de mercredi.

Un congé de maladie prolongé a été refusé à M. Chiarelli par le conseil municipal le 23 octobre dernier, ce qui le forçait à revenir siéger au conseil municipal au moins une fois tous les trois mois pour conserver son poste et ses assurances accordées aux élus de la capitale fédérale. Depuis, Rick Chiarelli s’est présenté à deux réunions du conseil municipal, dont celle de mercredi.

Avant la fin de la séance de cette semaine — après le départ de M. Chiarelli —, les conseillers Scott Moffatt et Allan Hubley ont demandé à ne plus être responsables de représenter les résidents du quartier Collège. Comme le conseiller semblait de retour au travail puisqu’il siégeait au conseil et qu’il avait approuvé des dépenses d’employés de son bureau, la requête a été approuvée à l’unanimité.

Rappelons qu’on avait demandé à MM. Moffatt et Hubley de remplacer temporairement leur collègue après qu’il ait formulé une demande de congé prolongé, en septembre dernier.

Si M. Chiarelli doit s’absenter à nouveau pour une période de réhabilitation après l’opération, le conseil municipal devra probablement se prononcer à nouveau sur l’octroi d’un congé prolongé qui n’a habituellement pas de date de fin.

Ça placerait les membres du conseil municipal dans une position inconfortable, eux qui ont manifesté mercredi lors du retour de leur collègue à la table du conseil. C’est que peu avant sa demande de congé de maladie en septembre, des allégations d’inconduite sexuelle ont été diffusées par CBC Ottawa.

Depuis, 13 femmes — des employées, des ex-employées et des femmes rencontrées dans le cadre d’une entrevue pour un poste à son bureau — ont parlé à des journalistes pour dénoncer des comportements inappropriés du conseiller municipal.

Ottawa

Rue Besserer: la propriétaire d’une maison historique s’inquiète

La propriétaire de l’historique maison Besserer joint sa voix à celles des opposants au projet de tour à condos au 250, rue Besserer, approuvé par le conseil municipal d’Ottawa mercredi.

« Il y a un mur de soutènement derrière ma maison et il est fissuré », souligne Kathy Ezard, la propriétaire du 149, rue Daly — la maison bâtie par Louis-Théodore Besserer, le « père de la Côte-de-Sable », au 19e siècle.

Actualités

Les élus d’Ottawa se prononceront sur l’importance du «Droit»

L’importance du quotidien «Le Droit» pour la francophonie ontarienne et la capitale fédérale dans son ensemble fera l’objet de débats à la prochaine réunion du conseil municipal d’Ottawa.

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, a déposé une motion pour forcer ses collègues à se prononcer « sur l’importance du quotidien Le Droit à Ottawa ».

Ottawa

État d’urgence pour le logement à Ottawa?

Le conseil municipal d’Ottawa pourrait déclarer l’état d’urgence en matière de logement abordable et d’itinérance lors de sa prochaine réunion.

Catherine McKenney, qui représente le quartier Somerset, a déposé une motion à cet effet mercredi en soulignant que le loyer moyen d’Ottawa est le troisième plus élevé en milieu urbain dans tout l’Ontario et que le recours aux refuges d’urgence a augmenté de 6,5 %.

Catherine McKenney demande à ce que les gouvernements provincial et fédéral viennent en aide à la Ville d’Ottawa pour lutter contre l’itinérance et accroître le nombre de logements abordables disponibles dans la capitale du pays.

Si la motion est adoptée, les services municipaux devraient élaborer un plan financier à long terme pour atteindre les objectifs révisés du plan de logement et d’itinérance de la Ville, notamment celui d’éliminer 100 % du nombre d’itinérants chroniques à Ottawa d’ici 2024.

Ottawa

Budget 2020 à Ottawa: hausse de taxes de 3%

Le budget de la Ville d’Ottawa comprenant une hausse moyenne de la taxe foncière de 3 % a été adopté à l’unanimité par le conseil municipal mercredi.

Cette augmentation du taux de taxation représente une dépense supplémentaire de 9 $ chaque mois pour le propriétaire d’une résidence de valeur moyenne en milieu urbain, selon la Ville d’Ottawa.

Ottawa

Retour de Rick Chiarelli: inconfort au conseil municipal d'Ottawa

Les élus de la Ville d’Ottawa ne se sont pas cachés pour démontrer leur inconfort face à la présence du conseiller du quartier Collège, Rick Chiarelli, qui fait l’objet de nombreuses allégations d’inconduite sexuelle.

Il s’agissait de la seconde participation à une réunion publique du conseil municipal ou d’un comité de la Ville pour M. Chiarelli depuis la publication d’un premier reportage par CBC Ottawa au début du mois de septembre.

Une grande majorité de ses collègues se sont tenus debout durant la séance du conseil municipal mercredi matin, jusqu’à ce que Rick Chiarelli quitte l’hôtel de ville de façon précipitée.

Le conseiller de Collège était revenu siéger à la table du conseil le 6 novembre dernier, durant le dépôt du budget provisoire de la Ville. La conseillère de Kanata Nord, Jenna Sudds, s’était alors tenue debout durant toute la réunion, refusant de s’asseoir à la même table que lui.

«Je suis resté debout en solidarité avec Jenna, soutient son collègue du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury. Plusieurs membres du conseil se sentent inconfortables avec la situation.»

Ottawa

Allégations d'inconduite sexuelle: déjà 976 signatures pour la démission de Chiarelli

En moins de deux jours, la pétition pour réclamer la démission du conseiller d’Ottawa Rick Chiarelli se rapproche de son objectif de 1000 signatures.

« Ça bouge vite », s’exclame l’une des initiatrices de cette pétition, Véronique Prévost.

Cette dernière soutient que la publication avait pour but de maintenir l’attention sur cette situation, notamment pour dénoncer qu’aucune action n’a été entreprise par le conseil municipal pour protéger les employés des bureaux d’élus.

Rappelons que M. Chiarelli fait l’objet d’allégations de conduite inappropriée et de harcèlement sexuel auprès d’employées de son bureau, d’ex-employées et de candidates pour des postes à son bureau.

« On comprend que ce n’est pas à eux de prendre une décision pour son départ, souligne Mme Prévost. Il pourrait y avoir une réaction un peu plus forte, surtout après le mouvement #metoo sur le harcèlement en milieu de travail. On dirait qu’il n’y a pas assez de colère. Beaucoup de choses pourraient être faites comme le déclenchement d’une enquête sur les politiques de la Ville en matière de violences sexuelles. »

La pétition mise en ligne lundi matin avait récolté 976 signatures tout juste après 22h15, mardi.

Comme plusieurs, Véronique Prévost attend avec impatience les résultats de l’enquête du commissaire à l’intégrité de la Ville d’Ottawa. Elle rappelle toutefois qu’il ne peut imposer une conséquence plus importante qu’une suspension de 90 jours sans salaire.

La coalition d’une dizaine de syndicats et d’organismes communautaires d’Ottawa à l’origine de la pétition entendent poursuivre leurs actions pour conduire le conseiller du quartier Collège à la démission. Des manifestations pourraient avoir lieu au courant de l’hiver, prévient Mme Prévost.

Ottawa

Le campement de Bayview a été nettoyé

Le campement de fortune situé derrière la station Bayview a été nettoyé mardi matin, après que des occupants des lieux aient accepté une offre d’hébergement temporaire de la part de la Ville d’Ottawa.

Le site est occupé depuis avril, après l’incendie d’une maison de chambre de la rue LeBreton. D’autres personnes se sont jointes à ces sinistrés depuis.

Dimanche, la Commission de la capitale nationale (CCN) a affiché un avis d’éviction entrant en vigueur lundi. La Ville d’Ottawa a offert de l’hébergement temporaire aux campeurs. Un occupant des lieux a indiqué au Droit lundi soir qu’ils se dirigeaient vers un motel du quartier Vanier.

À LIRE AUSSI: Avenir incertain pour les campeurs de Bayview

« La CCN a donc commencé à nettoyer les lieux. Elle a entreposé les effets personnels laissés derrière et des dispositions seront prises pour donner à leurs propriétaires la chance de les récupérer », indique la CCN dans une déclaration diffusée mardi matin.

Le Service de police d’Ottawa confirme qu’elle était présente sur les lieux mardi matin, mais qu’elle n’était pas responsable des opérations de nettoyage. Selon le constable Charles Benoit, les policiers y étaient seulement en assistance, au cas où la situation tournait mal.

La CCN réitère que ce sont des inquiétudes face à la sécurité des campeurs qui ont mené à leur éviction du site. « Les lieux sont difficiles d’accès pour les services médicaux d’urgence ; le temps plus froid attendu les exposait à des risques, y compris le risque d’incendie que pose l’utilisation de gaz propane pour se chauffer ; et les services de base sont inexistants à cet endroit, y compris ceux pour assurer la salubrité », soutient la CCN.

Ottawa

Démission réclamée pour le conseiller Rick Chiarelli

Près de 200 personnes ont signé une pétition pour réclamer la démission du conseiller du quartier Collège à Ottawa, Rick Chiarelli.

Ce dernier fait l’objet d’allégations de conduite inappropriée et de harcèlement sexuel auprès d’employées de son bureau, d’ex-employées et de candidates pour des postes à son bureau.

«Au cours des trois derniers mois, plus d’une douzaine de femmes ont partagé leur témoignage formant des allégations sérieuses à l’endroit du conseiller Chiarelli, écrivent les initiateurs de la pétition en ligne. Nous croyons que M. Chiarelli a abusé de sa position de pouvoir, de sa renommée et de son influence de façon complètement inappropriée et inacceptable en milieu de travail.»

Les créateurs de cette pétition — en ligne sur la plateforme change.org — ajoutent qu’en ne se présentant plus au travail à l’exception d’une séance du conseil municipal au début du mois de novembre, M. Chiarelli a abandonné les résidents du quartier Collège.

Ottawa

Avenir incertain pour les campeurs de Bayview

Le flou régnait encore lundi soir sur l’avenir du campement de fortune situé derrière la station Bayview à Ottawa, ciblé par un avis d’éviction de la Commission de la capitale nationale (CCN).

Dans une note laissée près du campement, dimanche en fin de journée, la CCN demandait aux campeurs de quitter les lieux, en ajoutant être prêt à faire appel aux forces policières, si nécessaire. 

Les autorités craignent pour la sécurité des sans-abri qui occupent le campement, notamment en raison de la difficulté d’accès pour les premiers répondants. Rappelons qu’un brasier s’est déclaré dans l’une des tentes du campement, le 24 novembre dernier.

Un squatteur rencontré sur les lieux lundi soir a indiqué que la Ville d’Ottawa leur avait offert de passer la nuit de lundi à mardi dans un motel du quartier Vanier et d’y rester jusqu’à ce qu’une solution sur l’hébergement soit trouvée. L’individu, Ryan, qui habite à Tent City depuis deux mois, a dit avoir accepté l’offre. Selon lui, environ huit personnes vivent dans le campement de fortune présentement. Il était impossible de confirmer si les autres avaient accepté la solution temporaire du motel.

La semaine dernière, les campeurs avaient refusé de quitter les lieux, malgré un premier avis d’éviction. Au cours des derniers mois, ils ont refusé des offres de logements de la Ville dans les quartiers de Vanier et du centre-ville. Ils craignent que l’accessibilité des stupéfiants dans ces secteurs nuise à la réhabilitation de certains d’entre eux.

Dans une déclaration envoyée au Droit lundi soir, la Ville d’Ottawa a indiqué que tous les individus au campement ont vu leurs besoins en hébergement être évalués et qu’ils ont été jumelés au programme Logement d’abord. 

« La Ville et ses partenaires vont continuer à offrir de l’aide tout en travaillant pour trouver des options d’hébergement abordable pour tous, reconnaissant que tous ont des besoins uniques en matière de logement et de services de soutien », ont indiqué la gestionnaire du service du logement, Shelley VanBuskirk, et le directeur général, Anthony Di Monte.

Des campeurs sont à la rue depuis l’incendie de leur maison de chambre de la rue LeBreton, en avril dernier, mais de nouvelles personnes se sont greffées au groupe.

La station Bayview étant située à la frontière des quartiers Somerset et Kitchissippi, les conseillers Catherine McKenney et Jeff Leiper ont cosigné une lettre diffusée sur leur site Web. Ils affirment s’informer régulièrement de la situation et s’impliquer directement dans la recherche de logement abordable pour les victimes de l’incendie d’avril. « Nous croyons également que rester dans le même quartier est important pour la santé physique et mentale de ces personnes et nous travaillons avec les résidents qui n’ont toujours pas, à ce jour, trouver du logement dans la communauté dont ils sont des membres importants », écrivent les deux élus.

Les conseillers en profitent pour souligner l’ampleur de la crise du logement dans la capitale fédérale, alors que 1100 personnes dorment dans des refuges quotidiennement et que 19 000 foyers dépensent plus de 50 % de leurs revenus pour leur logement.

« Nous avons besoin d’aide de tous les paliers de gouvernement si nous voulons régler cette urgence dans le milieu du logement », estiment les deux élus.

Leur collègue conseiller et président de Logement communautaire Ottawa, Mathieu Fleury, estime que la Ville a sa part de responsabilité dans la situation actuelle, mais rappelle que le financement annuel pour le logement abordable a été augmenté à 15 millions $ pour le budget 2019.

« On n’a pas les reins aussi solides, la même flexibilité que la province pour injecter l’argent nécessaire en vue de régler ce problème », estime M. Fleury.

Ottawa

Besoin de chauffeurs chez Para Transpo

Pour offrir un service optimal, Para Transpo doit embaucher de nouveaux chauffeurs, reconnaît le directeur des systèmes et de la planification d’OC Transpo, Pat Scrimgeour.

«Nous avions pris la décision délibérée dans la dernière année de ne pas pourvoir certains postes vacants parce qu’on s’attendait à ce qu’avec l’ouverture du train léger, on ait besoin de moins de chauffeurs d’autobus traditionnels, explique M. Scrimgeour. Au final, nos besoins de main-d’œuvre ont évolué différemment de ce que l’on avait anticipé. Il n’y a pas beaucoup d’employés d’OC Transpo qui n’ont pu migrer vers Para Transpo.»

À LIRE AUSSI: Grogne envers Para Transpo: «Je considère facturer la Ville pour mon temps»

Au total, ce sont 34 nouveaux chauffeurs qui devraient être à l’emploi de Para Transpo dans les premiers mois de 2020. 

D’ici là, le transporteur se fie sur les entreprises de taxi avec qui il a signé un contrat de sous-traitance pour répondre à la demande. 

Pour des usagers comme John Redins qui ne peuvent prendre le taxi puisque leur équipement de mobilité prend trop d’espace, il est plutôt difficile d’obtenir les services idéaux.

«Ça m’est arrivé à quelques reprises dans le dernier mois de gagner des billets pour un film ou un spectacle. J’appelle, mais je ne peux réserver un transport pour le jour même, parce qu’il n’y a pas assez de chauffeurs et d’autobus. Ça me donne un sentiment d’isolement», explique M. Redins.

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Grogne envers Para Transpo: «Je considère facturer la Ville pour mon temps»

« Je te parle de ces problèmes en ce moment et j’ai de la difficulté à respirer, tellement je suis contrarié », affirme Kyle Humphrey au bout du fil. Les usagers du service Para Transpo comme lui sont nombreux à exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent être des déficiences du service.

La mère de Kyle, Helene Humphrey, estime que c’est devenu la mission d’une vie pour son fils, paralysé depuis la naissance, et qui a récemment appris qu’il est atteint de la sclérose en plaques.

« Avoir son nom rattaché à cette lutte est très important pour lui, affirme Mme Humphrey. S’il peut accomplir ceci pour les autres, quand il mourra, il saura qu’il aura fait une différence dans ce monde. »

Ottawa

La CCN menace de démanteler le camp Bayview dès lundi

La Commission de la capitale nationale (CCN) a lancé dimanche un ultimatum aux occupants du campement de fortune érigé près de la station Bayview, à Ottawa, et menace de démanteler le camp dès lundi.

La CCN force les occupants du camp Bayview à quitter les lieux, brandissant la menace du recours aux forces policières, si le besoin s’y trouve.

La CCN justifie l’ultimatum par le fait que les autorités ottaviennes disent craindre pour la sécurité des itinérants qui occupent le campement, notamment en raison de la difficulté d’accès au camp pour les premiers répondants. Rappelons qu’un brasier s’est déclaré dans l’une des tentes du campement le 24 novembre.

À LIRE AUSSI: Les itinérants du campement Bayview dans l’incertitude

La CCN se dit également inquiète en raison de la baisse des températures et de la chute de neige qui pourrait aussi menacer la sécurité des campeurs.

La dizaine d’itinérants qui vivent dans le campement du centre-ville d’Ottawa ont refusé, la semaine dernière, de quitter les lieux, malgré la menace d’éviction de l’agence fédérale.

Les habitants du village de tentes refusent catégoriquement de se rendre dans les refuges pour sans-abri du centre-ville, ou dans le secteur Vanier, citant une question de sécurité.

Ces derniers trouvent que ces quartiers sont trop dangereux et trop loin de leurs services. L’accessibilité à la drogue dans ces quartiers est aussi un problème, car cela pourrait nuire au processus de réhabilitation de plusieurs itinérants du camp. 

Le campement a été mis en place il y a sept mois à la suite de l’incendie d’une maison de chambres de la rue LeBreton, au mois d’avril.

Ottawa

Ottawa fête Noël à l’hôtel de ville [PHOTOS]

À quelques semaines du temps des Fêtes, le maire d’Ottawa, Jim Watson, s’est lancé dans les festivités de Noël avec ses concitoyens samedi après-midi.

Pour une 19e année consécutive, le premier magistrat de la capitale fédérale a animé la Fête de Noël du maire à l’Hôtel de Ville d’Ottawa devant une centaine de résidents de la région.

«Le temps des Fêtes est fait pour passer du bon temps avec sa famille et ses amis et aujourd’hui nous voulons recréer cette ambiance quelques semaines avant cette période festive», a indiqué le maire Watson.

Une panoplie d’activités attendait les citoyens à l’extérieur sur la place Marion-Dewar. Les résidents ont entre autres reçu la visite du père Noël et de la mère Noël. Un boulanger était aussi sur place pour offrir des biscuits en pain d’épices et des queues de castor à ceux et celles qui désiraient se sucrer le bec. Les gens avaient aussi l’opportunité de chausser les patins pour une séance de patinage sur la nouvelle Patinoire des rêves des Sénateurs. 

Des promenades en calèches étaient aussi mises à la disposition des citoyens. «Vous allez me voir dans une des calèches, mais ce n’est pas moi qui vais la conduire, c’est certain. Je peux à peine manier un skidoo», a lancé M. Watson à la blague, faisant référence à son accident de motoneige subi lors d’une activité communautaire dans le quartier Osgoode, en 2015.

La clémence de dame Nature aura d’ailleurs souri aux citoyens qui se sont déplacés à l’hôtel de ville samedi et qui ont ainsi pu profiter pleinement des activités extérieures.

Ottawa

Rencontre cordiale entre Ford et Watson à Ottawa

Les relations n’ont pas toujours été au beau fixe entre la Ville d’Ottawa et Queen’s Park depuis l’élection du gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford. Les tensions semblaient absentes vendredi matin alors que ce dernier rencontrait le maire, Jim Watson.

En mêlée de presse, le premier ministre ontarien a remercié le premier magistrat de la capitale fédérale pour sa bonne foi — malgré les désaccords — dans les démarches de la province pour réduire son déficit.

Rappelons que le gouvernement Ford souhaitait imposer des coupes budgétaires rétroactives aux municipalités, mais avait changé d’avis à la dernière minute pour donner du temps aux villes de se préparer. Ces compressions auraient notamment touché la santé publique et les services paramédics.

À LIRE AUSSI: Commissariat aux services en français: Doug Ford refuse de s’engager

> Bilinguisme: un problème d'espace en bordure de routes d'Ottawa

La province a offert aux municipalités intéressées de leur payer un audit afin de trouver des pistes pour améliorer leur efficience, services dont s’est prévalue la Ville d’Ottawa.

Tout souriants

MM. Ford et Watson se sont présentés devant les médias tout souriants vendredi matin, après une rencontre d’une trentaine de minutes.

« Je veux remercier le maire d’avoir accepté notre offre, a lancé le premier ministre ontarien. On donne plus de temps aux municipalités de s’adapter, mais au bout du compte, il n’y a qu’un payeur de taxes. On espère continuer notre travail avec les municipalités pour que nous soyons tous plus efficients. À l’aide de nouvelles technologies, par exemple. »

Train léger et radars photo

Inévitablement, la question de l’heure dans la capitale fédérale a été abordée durant la rencontre entre les deux hommes, en compagnie des députés progressistes-conservateurs sur le territoire d’Ottawa.

Critiqué plus tôt cette semaine par la vérificatrice générale de l’Ontario pour son plan environnemental, Doug Ford a indiqué que l’O-Train s’intègre bien dans la stratégie de son gouvernement.

« Si nous pouvons avoir plus de transport en commun, ça enlève les gens de leur voiture. Nous avons hâte de voir le système complet en fonction, les phases 1, 2 et 3, ici à Ottawa », soutient M. Ford.

Le maire Watson ajoute de son côté que les discussions sur le financement de la phase 3 du train léger commenceront au cours de la prochaine année.

Ce dernier a également parlé au premier ministre de zones de sécurité communautaire (ZCS). 

La Ville souhaitait en créer huit nouvelles sur son territoire et y déployer des radars photo, mais a récemment appris que le gouvernement ontarien exige un préavertissement de trois mois à l’aide de panneaux avant que ces appareils entrent en vigueur.

Le maire a interpellé M. Ford pour que les radars photo puissent être installés le plus rapidement possible.

« C’est vraiment pour réduire les excès de vitesse et les cas de conduite dangereuse, lance M. Watson. Ce n’est pas une question de faire plus d’argent, c’est une question de sécurité publique.

L’enjeu de l’affichage bilingue qui prend trop d’espace dans les ZCS en milieu urbain a également fait l’objet d’échanges entre Jim Watson et les représentants de Queen’s Park vendredi.

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Gatineau-Ottawa

Des sensations fortes avec une tyrolienne entre Gatineau et Ottawa [VIDÉO]

Les yeux des amateurs de sensations fortes se tourneront dès l’été prochain sur la région de la capitale nationale alors qu’il sera possible de survoler la rivière des Outaouais en à peine 90 secondes en s’accrochant à la toute première tyrolienne interprovinciale au monde. «Ça va être malade», s’exclame l’un des idéateurs du projet, Alex Van Dieren.

Baptisée l’Interzip Rogers, l’attraction touristique qui offrira une vue à 360 degrés sur la colline parlementaire ainsi que les centres-villes d’Ottawa et de Gatineau aura à la fois comme point de départ et d’arrivée le site Zibi, sur les deux rives. C’est sur une plateforme surélevée haute de 25 mètres qui sera érigée du côté ottavien que débutera le plaisir... ou encore le stress.

Justice et faits divers

Des objets inusités trouvés dans des bagages à main à l'aéroport d'Ottawa

Des couteaux, des balles de fusil, du parfum, du chasse-moustiques et même... une douzaine d’oeufs. Voici quelques-uns des objets qui ont été trouvés dans les bagages à main des voyageurs à l’aéroport international d’Ottawa cette année.

L’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) a dévoilé ces objets inusités jeudi, en plus d’offrir de précieux conseils visant à aider les voyageurs à se préparer pour leurs escapades du temps des Fêtes.

Ottawa

Ottawa dans l’ambiance des Fêtes

La magie du temps des Fêtes s’est officiellement installée dans la capitale fédérale mercredi soir alors que le coup d’envoi des Lumières de Noël au Canada a été donné sous la neige au parc de la Confédération.

Le parc s’est illuminé sur le coup de 17 h 30. Trois artistes canadiens se sont succédé sur scène pour offrir des chansons de Noël aux centaines de personnes qui se sont déplacées pour l’événement.

Ottawa

Un pas vers «zéro décès» sur les routes d’Ottawa

Malgré les nombreuses critiques qui affirment que la Ville d’Ottawa ne va pas assez loin, le Plan d’action 2020-2024 en matière de sécurité routière (PAMSR) a été approuvé par le Comité des transports mercredi.

Le PAMSR prévoit une réduction de 20 % des collisions causant des blessures graves ou mortelles. Le directeur général d’Écologie Ottawa, Robb Barnes, n’a pas manqué de souligner que cet objectif, s’il est atteint, signifie qu’il y aurait théoriquement 110 morts au cours des quatre prochaines années, dont 26 piétons et 6 cyclistes.

Éducation

Grève d'un jour: les écoles d'Ottawa et de l'Est ontarien fermées

TORONTO — Les négociations entre le gouvernement de l’Ontario et le syndicat représentant les enseignants du secondaire de la province sont point mort, si bien qu'une grève d’un jour entraîne mercredi la fermeture de nombreuses écoles dans la province, dont celles de la capitale nationale et de l'Est ontarien.

Les établissements du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) et du Conseil scolaire du district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO) sont touchés. Les services de garde sont aussi fermés et le transport scolaire est annulé. 

Les écoles publiques anglophones d'Ottawa sont également fermées, tandis que celles du côté catholique demeurent ouvertes car aucun employé n'y est représenté par la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEÉSO). 

Notons que la FEÉSO ne représente pas les enseignants des conseils scolaires francophones, ceux-ci étant plutôt représentés par l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), syndicat qui tiendra un vote sur un mandat de grève du 18 au 20 décembre. 

Dans les conseils scolaires francophones de la région, par exemple, ce sont plutôt des éducateurs de la petite enfance, des techniciens en éducation spécialisée, des techniciens responsables en petite enfance (TRPE), des travailleurs sociaux,  les psychologues, des orthophonistes, les aides-enseignants, les intervenants scolaires et communautaires et des agents en animation culturelle qui sont représentés par la FEÉSO.

Les cours reprendront jeudi.

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a déclaré mardi que son équipe de négociation avait présenté un nouveau « cadre » aux négociateurs de la Fédération des enseignantes et des enseignants du secondaire de l’Ontario pour tenter de maintenir toutes les parties à la table.

Cependant, le président du syndicat, Harvey Bischof, a soutenu que le médiateur n’avait rien accordé de nouveau aux enseignants et qu’aucun progrès n’avait été accompli depuis des jours.

« Bien que nous restions ici jusqu’à la fin et que nous faisons de notre mieux, les signes sont très décourageants à ce stade, a déclaré M. Bischof. Le ministre est soit délibérément trompeur, soit complètement mal informé. Je l’invite à venir à l’hôtel et je pourrais peut-être le mettre au diapason. »

Les enseignantes et enseignants des écoles secondaires publiques de l’Ontario sont sans contrat de travail depuis le mois d’août et ont déclaré qu’ils quitteraient leur emploi pendant une journée si aucune entente n’était conclue d’ici mardi à minuit.

Certains des plus grands conseils scolaires de la province — y compris le conseil scolaire du district de Toronto et le conseil scolaire du district de Peel, à l’ouest de Toronto — ont déclaré qu’ils seraient obligés de fermer leurs écoles secondaires si des mesures étaient prises.

Les enseignants mènent déjà une grève du zèle et affirment qu’ils s’opposent aux projets du gouvernement d’augmenter la taille des classes et de mettre en place des cours obligatoires de formation en ligne.

M. Bischof a déclaré qu’il sympathisait avec les parents qui seraient dérangés par la fermeture possible de certaines écoles, tout en ajoutant que le syndicat s’opposait aux coupes gouvernementales qui vont affecter la qualité de l’éducation dans la province.

Le ministre Lecce a fait valoir que le principal problème dans les négociations était la rémunération, le gouvernement ayant récemment adopté une loi visant à limiter les augmentations de salaire annuelles de tous les travailleurs du secteur public à un pour cent pendant trois ans. Le syndicat demande des augmentations au niveau de l’inflation, qui s’élèveraient à environ 2 %.

Le ministre a déclaré que le gouvernement restait prêt à négocier, mais n’a pas fourni plus de détails sur le nouveau cadre apparemment offert mardi.

Ottawa

Le train léger d'Ottawa gagne en fiabilité, la Ville demeure insatisfaite

L’O-Train gagne peut-être en fiabilité, mais la Ville d’Ottawa est encore insatisfaite de son rendement et retiendra le paiement du mois de novembre prévu au contrat pour l’entretien du système sur rail.

« Je les ai prévenus. Jusqu’à ce qu’on soit satisfaits du service reçu, on ne les paiera pas », réitère le maire d’Ottawa, Jim Watson.

« Ils ont fait du bon travail maintenant, le service est de plus en plus fiable », souligne de son côté le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, ajoutant du même souffle que les interruptions de service ont été encore trop nombreuses durant le dernier mois.

M. Manconi a notamment indiqué au Comité des finances et du développement économique (CFDÉ) mardi matin que le Groupe de transport Rideau (RTG) et sa filiale Rideau Transit Maintenance (RTM) n’ont pas déployé les ressources nécessaires pour prévenir et corriger des problèmes d’aiguillage. Aucun technicien ne se trouvait à la station Blair lorsqu’un bris de ce type est survenu la semaine dernière.

Le processus de remplacement et de réparation du système de contrôle de gestion des trains — un des ordinateurs de bord de l’O-Train à l’origine d’un nombre important d’interruptions de service — se poursuit, selon John Manconi.

« Chaque semaine, il y a de nouveaux spécialistes qui arrivent en ville pour examiner le problème et tenter d’identifier des solutions. Le tout, aux frais de RTG », souligne M. Watson.

95 000 $ par semaine

L’ajout de 20 autobus dédiés au service de remplacement R1 de l’O-Train coûte 95 000 $ par semaine, a indiqué M. Manconi au CFDÉ mardi. Jim Watson précise toutefois que ces dépenses supplémentaires seront facturées au consortium RTG puisqu’elles ont été rendues nécessaires après les insuccès de la Ligne de la Confédération.

Par ailleurs, pour donner du répit aux chauffeurs qui sont forcés d’effectuer régulièrement des heures supplémentaires par les temps qui courent et à un mois de l’ajout de 19 autobus à sa flotte, OC Transpo prévoit embaucher une centaine de nouveaux employés au cours des prochaines semaines.

Environ 160 chauffeurs ont commencé à suivre la formation nécessaire avant de prendre la route avec des passagers à bord. 

John Manconi affirme qu’OC Transpo évalue la possibilité de tenir des séances de formation les samedis et/ou les dimanches pour que ces nouveaux employés soient prêts le plus rapidement possible.

Ottawa

Train léger à Ottawa: l'opposition réclame l'intervention du gouvernement de l'Ontario

Le gouvernement de l’Ontario doit également être tenu responsable des difficultés de l’O-Train, clame le député néodémocrate d’Ottawa-Centre, Joel Harden.

«Le gouvernement de l’Ontario a mis 600 millions $ dans la première phase du projet et s’est engagé à dépenser 1,2 milliard $ pour la deuxième, affirme M. Harden durant la période de questions à Queen’s Park lundi. Je demande au gouvernement d’aider la Ville d’Ottawa de réparer ce gâchis et de prendre les mesures nécessaires pour que la phase 2 ne soit pas un désastre.»

«Il y a deux semaines, ce gouvernement a annoncé en grande pompe que de l’aide s’en venait, mais depuis: rien», ajoute le député néodémocrate.

La ministre des Transports, Caroline Mulroney, a répondu que le gouvernement de l’Ontario a offert son aide et son expertise à la Ville d’Ottawa, mais qu’il souhaite respecter le champ de compétence de la municipalité. Elle soutient que les pourparlers se poursuivent pour déterminer si et comment la province peut venir en aide.

Joel Harden dénonce que le niveau de confiance à l’endroit du service de transport en commun d’Ottawa soit à son plus bas et que des usagers aient choisi de se tourner vers des moyens de transport alternatifs, comme l’ont indiqué des participants à une rencontre publique organisée par l’élu provincial ce week-end.

«Une personne nous a raconté qu’elle doit marcher des distances extraordinaires partout maintenant. D’autres sont poussés vers le cyclisme hivernal, sans aucune idée de ce que ça implique», a lancé M. Harden durant la période de questions.

Ottawa

Les itinérants du campement Bayview dans l’incertitude

L’incertitude règne toujours chez les itinérants qui refusent de quitter leur campement érigé il y a sept mois, derrière la station Bayview du train léger, à Ottawa.

Vendredi dernier, la Ville d’Ottawa a averti verbalement la douzaine de personnes de quitter l’endroit. Le groupe s’attendait à être évincé de ce secteur boisé appartenant à la Commission de la capitale nationale (CCN).

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«L’épicentre de la drogue», la chronique de Denis Gratton

Peu après 10 h, lundi, des intervenants sociaux soutenant le groupe ont fait savoir que les autorités n’allaient pas intervenir dans la journée

La majorité du groupe est sans domicile fixe depuis l’incendie d’une maison de chambres de la rue LeBreton, en avril.

La pénurie de logements abordables dans la région n’épargne pas les plus démunis. « C’est atroce. C’est le visage du manque de logement social dans la région », a lancé Stan Kupferschmidt, intervenant du Centre communautaire Somerset Ouest.

Ce que les occupants surnomment Tent City (le village de tentes) est placé en retrait de la station Bayview. Ils ne veulent pas quitter leur quartier, et refusent d’aller dans les refuges pour sans-abri du centre-ville, ou dans le secteur Vanier.

« C’est aussi une question de sécurité, explique M. Kupferschmidt. Ces gens ont peur d’aller dans les refuges du centre-ville, ou dans l’est. Ils disent qu’ils peuvent s’y faire voler leurs souliers pendant leur sommeil. Les membres du personnel de ces refuges du centre et de l’est de la ville font du mieux qu’ils peuvent, mais ils sont débordés. »

D’autres refusent de se rendre dans le secteur Vanier, qu’ils jugent trop dangereux ou trop loin de leurs services. 

« Les gens de ce campement de fortune sont liés au Centre communautaire Somerset Ouest, explique sa directrice générale, Naini Cloutier. C’est leur communauté, ils sont très impliqués ici. »

Par ailleurs, Mme Naini ne croit pas que la police d’Ottawa mènera d’éviction manu militari si ses occupants refusent toujours de bouger, dans les prochaines heures. « La Ville ne procède pas de cette façon. »

Depuis vendredi, les intervenants sociaux tentent de trouver une solution à court terme pour reloger ces gens. M. Kupferschmidt déplore toutefois que les hautes instances de la Ville d’Ottawa n’accueillent pas les idées provenant de son milieu communautaire. « Nous avons proposé d’utiliser des églises vides, ou des bâtiments non utilisés, mais nous essuyons des refus. »

La CCN fait valoir que la sécurité des campeurs est de plus en plus menacée par la baisse des températures, et les averses imminentes de neige. « La CCN est consciente que vivre sous la tente comporte des risques pour la santé et la sécurité, et n’est pas une solution durable. Elle souhaite donner le temps nécessaire à ses partenaires municipaux et communautaires pour trouver des solutions d’hébergement, en collaboration avec les occupants », a écrit l’organisme, lundi après-midi.

Cette affaire a attiré l’attention d’Amnistie internationale. Son secrétaire général pour le Canada, Alex Neve, se dit préoccupé par le respect des droits de la personne au logement. « Ça fait sept mois que ces gens n’ont pas de logements. Il aurait fallu trouver une solution bien avant aujourd’hui. »

Ottawa

Un marché de Noël à l’européenne au parc Lansdowne

La période des Fêtes a officiellement été lancée au parc Lansdowne, à Ottawa, en fin de semaine.

Pour l’occasion, une toute nouvelle formule de marché de Noël inspirée de pays d’Europe était à la disposition des citoyens de la région. Artisanat, mets, boissons, activités, chants de Noël et spectacles, voici un échantillon de ce qu’on pouvait retrouver dans le quartier Glebe vendredi, samedi et dimanche.

« J’adore ça ! Ça ressemble beaucoup aux marchés de Noël européens, en effet, a avoué Ludwig Ratzinger, un exposant d’origine allemande. Je connais bien les marchés de Noël puisque j’ai participé à plusieurs, dont celui de Strasbourg en France, qui est l’un des plus populaires marchés de Noël en Europe, et celui de Munich en Allemagne. Le marché de Noël d’Ottawa, honnêtement, c’est un très beau marché. La communication et l’organisation ont été très bien gérées également. Je suis très content d’être ici en fin de semaine. »

Né dans l’État de la Bavière, dans le sud-est de l’Allemagne, M. Ratzinger a eu le plaisir de tenir son propre kiosque dans lequel il a vendu son chocolat artisanal tout au long du week-end.

« Je pourrais vous parler de chocolat pendant des heures, lance-t-il en riant. Je suis vraiment passionné. »

« Mon chocolat provient des pays d’Amérique du Sud comme le Vénézuéla, la Bolivie, l’Équateur et la République dominicaine, poursuit le fondateur de Fine Chocolate by Ludwig. Là-bas, ils ont des fèves de cacao qui proviennent d’un arbre qu’on appelle le Criollo. »

D’ailleurs, selon le chocolatier, c’est à partir de cet arbre que l’on peut se procurer « les meilleures fèves de cacao, en termes de qualité ».

Parmi les différentes variétés de chocolat que M. Ratzinger confectionne, on retrouve entre autres du chocolat à la menthe, à la lime et aux noix de pins. Cependant, s’il y a un produit qu’il affectionne particulièrement, c’est son chocolat au sel de mer.

« Le chocolat au sel de mer est vraiment intéressant, dit-il, parce qu’il est fabriqué à partir de plantations de fèves de cacao qui proviennent du Vénézuéla et de la Grenade, dans les Caraïbes. Le goût des fèves de la Grenade est très doux, donc ça s’arrime très bien avec celles du Vénézuéla. Ça permet d’avoir une évolution de saveur en bouche. On passe d’un goût amer, à quelque chose de plus fruité, tout en gardant une agréable note terreuse. »

Le marché de Noël d’Ottawa, au parc Lansdowne, est ouvert du vendredi soir au dimanche. Les curieux pourront profiter de l’événement jusqu’au 22 décembre.

Ottawa

Des sinistrés sommés de quitter le camp Bayview

Un groupe de personnes sinistrées qui a décidé de vivre dans des tentes derrière la station de train Bayview, à Ottawa, devra quitter les lieux.

C’est ce qu’ont annoncé les conseillers municipaux Jeff Leiper et Catherine McKenney dans une déclaration écrite samedi.

« Dans la foulée d’un incendie de tente la semaine dernière, la Commission de la capitale nationale (CCN) et les services d’urgence ont pris la décision d’enlever le campement de fortune derrière la station Bayview, déclarent-ils. [...] Bien que nous ne soyons pas d’accord avec le démantèlement du campement, nous n’avons pas le pouvoir de l’arrêter. »

Le camp a vu le jour en avril dernier après qu’une douzaine de personnes se soient retrouvées sans logement au terme d’un violent incendie sur la rue LeBreton qui a ravagé une maison de chambres.

« C’est une tragédie à bien des égards, poursuivent les conseillers. Il s’agit d’un groupe de résidents qui ont perdu leur maison à la suite d’un incendie et qui, incapables de trouver un logement abordable, ont choisi de mettre sur pied ce campement. Maintenant, ils sont en train de perdre ce site à cause d’un autre incendie. »

Les résidents originaux du campement, c’est-à-dire, ceux et celles qui ont été déplacés à cause de l’incendie de la rue LeBreton en avril dernier, seront relocalisés dans un logement temporaire ou dans des chambres d’hôtel jusqu’à ce qu’un logement soit disponible.

« Nous nous sommes assuré que la Ville financera le débordement temporaire engendré dans l’un de nos refuges », indiquent M. Leiper et Mme McKenney

« Les résidents du campement qui n’ont pas obtenu de logement n’auront d’autre choix que de déménager ailleurs dans la rue ou de se loger dans un refuge », ajoutent-ils.

Ottawa

Les illuminations arrivent dans la capitale

La 34e édition des Lumières de Noël au Canada débutera le 4 décembre prochain.

Jusqu’au 7 janvier, les citoyens et les visiteurs de la grande région de la capitale nationale pourront admirer le décor hivernal illuminé par des milliers de lumières. 

La soirée de lancement se tiendra au parc de la Confédération, tout près de la colline parlementaire. Illuminations et prestations musicales seront du rendez-vous. 

Des queues de castor seront également offertes gratuitement, jusqu’à épuisement de la marchandise. 

Par ailleurs, un spectacle multimédia d’une durée de 13 minutes sera projeté sur l’édifice du Centre de la colline du Parlement, tous les jours, entre 17 h 30 et 23 h.

Ottawa

Service de remplacement à l'O-Train: les 20 autobus seront prêts lundi

Après que des inquiétudes aient été soulevées dans certains médias locaux cette semaine, la Ville d’Ottawa confirme que les 20 autobus ajoutés à la flotte d’OC Transpo seront en service dès lundi.

Des médias ont souligné des difficultés à recruter des chauffeurs pour ces véhicules qui seront dédiés au service de remplacement R1 de l’O-Train.

«Les autobus seront en service et des chauffeurs leur seront affectés à compter de ce lundi 2 décembre. Les autobus seront garés au stade de baseball Raymond Chabot Grant Thornton», annonce le directeur général d’OC Transpo, John Manconi, dans une note interne.

«Le but de ce parc d’autobus dédiés est de permettre à OC Transpo de fournir le service d’autobus de remplacement R1 pour compléter les services de la Ligne de la Confédération, si jamais le service ferroviaire rencontre des problèmes, sans devoir utiliser les autobus des circuits normaux. Ainsi, on peut déployer au besoin plus rapidement le service d’autobus de remplacement R1 et offrir du coup un service d’autobus plus fiable dans l’ensemble», ajoute M. Manconi.

L’ajout de ces autobus à la flotte d’OC Transpo a été annoncé le 20 novembre dernier durant la dernière réunion de la Commission du transport en commun de la Ville d’Ottawa. Ils s’ajoutent aux 59 autres qui ont déjà été annoncés au cours des dernières semaines.

Au début du mois, OC Transpo a remis en circulation 40 autobus remisés le 6 octobre dernier après le début du service intégré à l’O-Train. La Ville prévoit aussi ajouter 19 bus à sa flotte à compter du 1er janvier, un délai nécessaire pour acheter les véhicules manquants pour cette amélioration du service.

Ottawa

Une première patinoire extérieure ouverte à Ottawa

L’hiver est officiellement à nos portes et les activités hivernales le sont également. Affûtez les lames de vos patins, la Patinoire des rêves devant l’hôtel de ville d’Ottawa est officiellement prête.

Lorsque les conditions météorologiques le permettent, la patinoire sera ouverte tous les jours de 6h à 23h et un vestiaire chauffé sera disponible à compter de 8h. Les patins pourront être aiguisés sur place du vendredi au dimanche (de 16h à 21h les vendredis, de midi à 21h les samedis et de midi à 18h les dimanches).

Pour connaître les plus récentes nouvelles au sujet de l’état des patinoires publiques à Ottawa, il faut se rendre sur le site web de la Ville au ottawa.ca.