Les organismes de bassins versants de l’Outaouais ont récemment reçu du financement pour leurs activités.

Organismes de bassins versants: une enveloppe de 351 000$ pour développer un plan d’action

Sept organismes de bassins versants (OBV) se partageront une somme de 351 304 $ sur trois ans afin de développer un plan régional de gestion intégrée de l’eau sur la portion québécoise de la rivière des Outaouais.

Le ministre responsable de l’Outaouais et député de Papineau, Mathieu Lacombe, en a fait l’annonce vendredi matin, à Montebello, au nom du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette.

Piloté par le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), le projet de partenariat regroupera dans ses rangs l’OBV du Témiscamingue, l’Agence de bassin versant des 7, le Comité de bassin versant de la rivière du Lièvre, l’OBV des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon, l’OBV de la rivière du Nord, le Conseil du bassin versant de la région de Vaudreuil-Soulanges et le Conseil des bassins versants des Mille-Îles. La Table de concertation régionale (TCR) Haut-Saint-Laurent-Grand Montréal et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques participeront également à la réflexion.

Au terme des trois prochaines années, un plan d’action régional sera déployé afin de cibler les priorités d’intervention sur la rivière des Outaouais.

Les inondations, les espèces envahissantes, la navigation et l’érosion des berges seront au nombre des enjeux qui seront notamment analysés par la « cellule de travail » mise en place, souligne le directeur général du ROBVQ, Antoine Verville.

« L’idée, c’est de prendre les structures qui existent déjà comme les OBV et la TCR et d’amener une réflexion conjointe sur l’entièreté de la portion québécoise du bassin versant de la rivière des Outaouais. En allant à la rencontre des différents acteurs du bassin versant, que ce soit les OBV, les gens du milieu municipal, les entreprises, les industries, les Premières Nations et les milieux communautaires, l’objectif sera d’en arriver à se doter d’une vision commune par rapport à la rivière des Outaouais », explique M. Verville.

En raison de son caractère transfrontalier avec l’Ontario, la rivière des Outaouais, qui est le principal affluent du fleuve Saint-Laurent, était « orpheline » en matière de concertation, précise M. Verville.

L’Outaouais s’allonge sur 1 200 kilomètres et le tronçon québécois de son bassin versant s’étend sur 96 230 kilomètres carrés.