Andrée-Lise Ouellet déplore que l'odeur en question est présente toute l'année dans la municipalité de St-Isidore.

Odeur incommodante à St-Isidore

Une résidente de St-Isidore affirme se sentir littéralement étouffée par de fortes odeurs provenant d’une ferme voisine munie d’un biodigesteur. 

Andrée-Lise Ouellet s’est présentée devant le conseil municipal de la Nation, lundi, dans l’espoir d’améliorer sa condition de vie. Depuis plus de deux ans, Mme Ouellet et son conjoint, Guy Quesnel, peinent à profiter de la vie en campagne.

« Plusieurs vont dire que c’est sûr qu’en campagne il y a des odeurs avec l’agriculture. Mais ici c’est une autre odeur. Ce n’est pas du fumier ordinaire »,  a souligné Mme Ouellet. 

Celle-ci déplore également que, contrairement aux odeurs de fumier qui sont présentes quelques semaines au début du printemps et de l’automne, l’odeur en question soit présente toute l’année. 

« Ces odeurs-là normalement on les vit brièvement, mais là on vit ça à l’année », ajoute Mme Ouellet. 

Durant les derniers mois, celle-ci s’est promenée dans son voisinage afin de recueillir à la fois des commentaires et des signatures pour une pétition. Tout près de 150 résidents de St-Isidore l’ont signée. 

« Quand je me suis promenée, dans les commentaires que j’ai reçus, il y a des gens qui m’on dit qu’il ne pouvait plus ouvrir leur fenêtre. D’autres craignaient également pour leur santé » a affirmé la résidente.

À cela s’ajoutent également les effets sur les valeurs des propriétés de même que la capacité de vente. 

Problème de gestion

Selon Guy Quesnel, conjoint de Mme Ouellet, qui possède une connaissance de l’environnement, un biodigesteur ne devrait pas normalement émettre des odeurs aussi incommodantes. 

« S’il est bien géré, le biodigesteur fonctionne toujours bien. Là il y a quelque chose qui fonctionne mal. Ceux qui installent ces appareils-là doivent investir plus pour éviter les problèmes », a précisé M. Quesnel. 

De son côté, le maire de La Nation, François St. Amour, trouve dommage que des problèmes surviennent avec un système qui, à la base, est écologique. 

« Au départ, ça devait être une aide pour les fermiers qui avaient un surplus de fumier. Là, c’est devenu autre chose. C’est malheureux, parce qu’en raison de situation comme celle-ci et la crainte des gens, ça pourrait nuire plus tard à d’autres qui souhaitent avoir un biodigesteur », a affirmé

M. St. Amour.  Le conseil municipal a proposé de dénoncer la situation auprès du ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique de l’Ontario ainsi qu’au ministère de la Santé et des Soins de longue durée.