Le nouveau patron de la CCN, Tobi Nussbaum

Nussbaum a « beaucoup à offrir »

Le nouveau premier dirigeant de la Commission de la Capitale nationale (CCN), Tobi Nussbaum, ajoute une corde de plus à son arc en acceptant de relever ce nouveau défi. Conseiller municipal depuis quatre ans, il estime que ses connaissances de la région seront un atout.

« Ce que je peux apporter à la CCN, c’est mon expérience avec beaucoup de partenaires. J’ai travaillé avec d’autres pays et au niveau fédéral et municipal à Ottawa. Je pense que c’est important d’avoir un sens ouvert. Je comprends aussi le côté municipal à Gatineau et cette expérience c’est quelque chose d’important pour tous les résidents de la région », confie M. Nussbaum.

Élu pour un deuxième mandat dans le quartier Rideau-Rockcliffe avec 80 % des appuis en octobre dernier, il ne s’en cache pas et affirme de lui-même que le « timing n’était pas idéal ».

« Ma priorité, c’est de m’assurer qu’il y aura une transition en douceur entre maintenant et quand je vais quitter », soutient-il en ajoutant qu’il n’a pas encore donné sa démission officielle au greffier municipal.

Le ministre du Patrimone canadien a officialisé l’entrée en poste de M. Nussbaum jeudi soir. Son contrat débutera le 4 février pour une période de quatre ans.

D’ici là, il devra déterminer sa dernière journée à l’hôtel de ville. Il pourrait accrocher son chapeau de conseiller dans les deux dernières semaines du mois de janvier.

M. Nussbaum compte établir un plan de transition d’ici sa dernière journée de travail.

Le père de famille a posé sa candidature au poste de premier dirigeant de la CCN en novembre dernier, soit après les élections municipales. Il raconte avoir été approché par des résidents de son quartier et des proches qui l’encourageaient à postuler.

Parmi ses priorités il note le projet de réaménagement des plaines LeBreton et l’avenir du parc de la Gatineau.

« J’ai suivi le dossier des plaines LeBreton dans les dernières années et j’ai hâte de rencontrer le personnel de la CCN pour me mettre à jour sur le dossier », affirme M. Nussbaum.

Il n’a pas voulu s’avancer sur l’avenue que doit emprunter la CCN dans les négociations avec RendezVous LeBreton et le propriétaire des Sénateurs, Eugène Melnyk.

« Honnêtement, jusqu’à maintenant je ne sais pas. C’est clair qu’il y a beaucoup de détails sur ce dossier à apprendre. Il y a des options et je sais qu’il y a une réunion de prévue en janvier », s’est-il contenté de dire.

Relations tièdes

L’élu se retrouvera à la table de la CCN en compagnie du maire Jim Watson qui y siège à titre d’observateur sans droit de vote.

Les relations plutôt tièdes entre MM. Watson et Nussbaum ne seront pas un frein à la collaboration.

« On partage les mêmes buts et je peux travailler avec M. Watson de façon très très productive. Je n’ai aucun souci là-dessus. J’ai hâte de travailler avec lui et le maire de Gatineau, affirme Tobi Nussbaum. Ce sera important d’avoir une bonne relation. »

Le conseiller municipal n’a pas voulu commenter l’enquête du Commissariat aux conflits d’intérêts et à l’éthique du Canada qui reproche à Mark Kristmanson, l’actuel premier dirigeant de la CCN, d’avoir contrevenu à la Loii sur les conflits d’intérêts.

Le diplômé d’Harvard a travaillé entre autres aux Nations unies, à l’Organisation mondiale du commerce et aux Affaires mondiales Canada. Trilingue, il peut s’exprimer en français, en anglais ainsi qu’en allemand.