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Un nouveau projet pilote vise à relancer l’industrie forestière en Outaouais.
Un nouveau projet pilote vise à relancer l’industrie forestière en Outaouais.

Nouvelle mobilisation régionale pour relancer l’industrie forestière en Outaouais

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
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Un nouveau comité formé d’élus de l’Outaouais et des Laurentides, d’intervenants de l’industrie forestière et de représentants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec vient d’être formé dans le but de résoudre de la crise forestière régionale et de relancer l’usine Fortress de Thurso dont les cheminées sont arrêtées depuis octobre 2019.

Le groupe de travail composé notamment des préfets de la MRC de Papineau et de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Benoît Lauzon et Chantal Lamarche, s’est réuni une première fois vendredi.

Il s’agit d’un comité qui n’est pas relié à la Cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière dans les régions de l’Outaouais et des Laurentides qui avait été lancée en décembre 2019 par le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) du Québec, Pierre Dufour, a confirmé Benoît Lauzon, qui est également maire de Thurso.

Benoît Lauzon

Le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon, ainsi que des représentants des entreprises Lauzon Planchers de bois exclusifs, Produits forestiers Résolu, Forex et Commonwealth Plywood Ltd. siègent également autour de ce même comité, tout comme des gestionnaires du MFFP pour l’Outaouais et les Laurentides.

Benoît Lauzon affirme que l’objectif de ce groupe de travail est d’identifier des mesures concrètes qui permettront de relancer l’industrie forestière en Outaouais dans le cadre d’un projet pilote de cinq ans qui doit prochainement être lancé dans la région par le MFFP.

Visiblement, la sortie publique effectuée au début du mois de décembre dernier par un groupe d’élus régionaux, qui accusait «la haute fonction gouvernementale» de mettre des bâtons dans les roues à la relance de l’industrie forestière, a porté ses fruits. Depuis la conférence de presse, les canaux de communication ont débloqué avec le ministère, souligne M. Lauzon.

«On travaille pour des actions pour hier. C’est beau d’avoir un projet pilote, mais après notre conférence de presse de décembre, on a eu plusieurs discussions avec le ministère et on a convenu de mettre en place un comité qui va s’assurer que ce projet pilote va être bénéfique à l’industrie forestière en Outaouais. On ne part pas à zéro. Ce qu’on va mettre sur la table va être mis sur la table rapidement. Il faut qu’il y ait des décisions prises à Québec avant la fin du mois de mars», a déclaré en entrevue avec Le Droit, M. Lauzon.

Réduction des coûts d’approvisionnement

Le projet pilote que va déployer le ministère de la Forêt devra absolument tenir compte de la réduction des coûts d’approvisionnement, martèle le maire de Thurso.

«L’objectif qu’on veut atteindre, c’est une réduction de 30% du coût d’approvisionnement au niveau des usines en Outaouais. Le bois en Outaouais, c’est celui qui est le plus cher au Québec. On doit trouver une façon pour que nos industries soient viables», affirme M. Lauzon.

Selon M. Lauzon, le coeur du problème demeure la relance de l’usine Fortress.

«L’industrie forestière vit sa pire crise dans la région. On doit relancer Fortress. C’est le preneur de pâtes majeur. On doit repartir la papetière parce que c’est elle qui soutient l’ensemble de l’industrie. Les scieurs ne peuvent pas rester coincés avec le bois de pâte. Étant donné que nous avons une forêt mixte et que personne d’autre n’est en mesure de prendre la pâte de feuillue, les autres forestiers ne sont pas capables d’entrer en forêt.»

Projet pilote?

Ce projet pilote dont parle M. Lauzon a déjà été brièvement évoqué dans les derniers mois, mais pas par le ministre Dufour directement. D’ailleurs, Le Droit a tenté d’obtenir des détails de ce projet pilote auprès du cabinet du ministre Dufour, mais s’est buté à une porte close.

Lundi, l’attaché politique du ministre, Vincent Bolduc, a tout simplement répondu au Droit qu’une «réaction était attendue sous peu» dans le dossier de la crise forestière, rappelant que le ministre était en train de prendre acte du rapport du comité de travail dirigé par le professeur Luc Lebel, lequel a été livré tout juste avant la période des Fêtes. Ce comité a oeuvré dans le cadre de la Cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière dans les régions de l’Outaouais et des Laurentides.