La famille Perron-Charron reçoit les clés de sa nouvelle maison adaptée aux besoins de Justin.

Nouvelle maison pour Justin: «c’est plus qu’un rêve»

Grâce à la générosité d’une cinquantaine d’entrepreneurs et de l’organisme L’Association Le Chemin Idéal, c’est littéralement une deuxième vie qui vient de s’amorcer pour une famille de Gatineau dont le garçon de 11 ans, Justin, est atteint de paralysie cérébrale sévère.

Grâce à la générosité d’une cinquantaine d’entrepreneurs et de l’organisme L’Association Le Chemin Idéal, c’est littéralement une deuxième vie qui vient de s’amorcer pour une famille de Gatineau dont le garçon de 11 ans, Justin, est atteint de paralysie cérébrale sévère. 

Devant des dizaines de convives et dignitaires réunis sur la rue Arthur-Gratton, dans le secteur Buckingham, le clan Perron-Charron a obtenu jeudi les clés de sa nouvelle maison mobile entièrement reconstruite et adaptée. 

« Je n’ai même pas de mots pour décrire, c’est trop gros pour être vrai. La maison est tellement belle, c’est plus qu’un rêve », s’est exclamée la mère de Justin, Josée-Anne.

Cette dernière avoue qu’elle aurait remué ciel et terre pour obtenir de l’aide ; l’ancienne demeure était inadaptée aux conditions de son fils et avait été jugée insalubre ; mais jamais elle n’aurait cru se retrouver devant une vague aussi imposante de solidarité.

« C’est inestimable, nous ne sommes même pas capables de trouver les mots tellement que c’est beau la solidarité. Je suis fière de faire partie de la communauté de Buckingham. [...C’est plus que beau, vous nous offrez une deuxième vie. On n’aurait jamais pu avoir ça sans l’aide de tout le monde. Il n’y a pas d’autres mots que merci », a-t-elle lancé, peinant à retenir ses larmes. 

La Maison Justin, un projet piloté par L’Association Le Chemin Idéal, qui vient en aide aux familles les plus vulnérables ; en collaboration avec l’entreprise Constructions MCL, représente un investissement total avoisinant les 150 000 $. 

L’organisme a rencontré la famille il y a un an et demi et l’idée de remettre à neuf leur résidence a fait son petit bout de chemin. Avec l’appui des commanditaires, les travaux de construction ont été lancés en avril dernier et se sont achevés au cours des derniers jours. Une nouvelle rampe d’accès pour fauteuil roulant sera installée prochainement. 

« Je n’ai même pas de mots pour décrire, c’est trop gros pour être vrai. La maison est tellement belle, c’est plus qu’un rêve », s’est exclamée la mère de Justin, Josée-Anne.

Ce n’est pas sans quelques imprévus et obstacles que l’ambitieux projet a pu se concrétiser. L’idée initiale était de reconstruire la maison mobile sur des pieux, mais puisque la réglementation municipale l’interdit, l’ancienne structure a dû être démolie et une fondation en béton a été coulée. La facture a alors gonflé de 40 000 $. 

« C’est vraiment une journée spéciale. Comme vous le constatez, on ne fait pas les choses à moitié », de dire la directrice de l’organisation, Josée Lusignan. 

Nul doute que la famille Perron-Charron peut maintenant pousser un soupir de soulagement et entamer un nouveau chapitre. Le garçon de 11 ans nécessite des soins 24 heures par jour, devant par exemple être gavé. Le prix des médicaments jumelé au faible revenu du ménage leur a occasionné d’importantes difficultés financières. 

« Ça va aller mieux, ce sera adapté pour Justin. Il va y avoir des lève-personne. Présentement, il y a la douche adaptée qui est déjà installée, il y a aussi sa chambre communicante avec la salle de bain. C’est juste merveilleux », a confié Mme Perron.

C’est le jour et la nuit entre l’ancienne maison et la nouvelle, ajoute-t-elle, précisant entre autres que des moisissures s’étaient formées dans les derniers mois, si bien que son fils était terrassé par davantage de crises d’épilepsie. 

La mère de famille soutient qu’elle entrevoit l’avenir avec davantage d’optimisme.

« Maintenant, on n’a plus besoin de penser aux finances ou aux réparations ici et là. Il n’y a plus de stress. [...] Justin a une espérance de vie très courte, alors on aimerait ça pouvoir profiter de la vie avec lui, tout lui offrir et le garder avec nous le plus longtemps possible », affirme-t-elle.

Même si le « rêve est devenu réalité », il y a encore un manque à gagner d’environ 10 000 $ pour le projet de la Maison Justin, dont le coût était plus élevé qu’anticipé. L’artiste-peintre Diane Fontaine procédera par exemple au tirage le mois prochain de deux de ses toiles, moyennant l’achat de billets au coût de 20 $ chacun. Les fonds seront versés à la cause. Le Club des Lions de Buckingham fera aussi un don de 2000 $.